17 mai 2018

Les insoumis du blizzard, Fanny Abadie

2330, une ville à l’abandon.
Cinq adolescents vivent dans la même communauté – Josh, le dénicheur, les sœurs Nejda et Liv, Afick et le pauvre Babak. Ils n’ont jamais connu que la neige, le blizzard et la glace : le froid intense a envahi l’Europe depuis des années, décimant une grande partie de l’humanité. Coupés du monde, ils endurent des journées rythmées par l’emploi du temps que leur imposent les adultes : Ilvina, Tamund le médecin-cuistot, Hélène et le chef Kelsang. Ceux-ci vivent mal le déclin de la communauté. Kelsang, surtout, est obsédé par l’idée d’assurer une descendance à leur groupe.

Mais cela fait longtemps que la procréation est devenue artificielle ; et, dans cet environnement hostile, il ne dispose pas des moyens technologiques pour créer des embryons.


Je remercie les éditions Sarbacane pour cet envoi. 

Lorsqu’on m’a proposé ce roman j’ai tout de suite été intriguée par les problématiques qu’il soulevait. En effet, je n’avais jamais lu de livre orienté à ce point sur la question de la survie de l’espèce dans un contexte de fin du monde/régime autoritaire. 

Je ne sais pas exactement à quoi je m’attendais mais je ne saurais pas dire si j’ai apprécié ou non ce roman. D’un point de vue purement objectif il est bien écrit, bien ficelé et bien pensé. Mais je crois que je m’attendais à quelque chose de plus profond, à ce qu’il entre dans le sujet sans prendre de pincettes... J’aurais voulu plus de réflexions et une intrigue plus développée, peut être avec des personnages plus matures. Certains passages m’ont mis vraiment mal à l’aise, j’imagine que c’était le but de l’auteur mais j’ai été gêné par cette absence de profondeur, j'ai eu le sentiment que l'auteure n’allait pas au bout des choses. Ça va trop vite, c’est trop superficiel. 
Après cela n’engage que moi et étant donné que Sarbacane vise un public relativement jeune je peux comprendre ces partis pris. 

En arrivant à la fin du roman j’ai eu cette sensation de « déjà, c’est tout ? ». C’est une fin assez ouverte et qui à mon avis appelle à une suite. Je ne sais pas si il y en a une de prévue mais j’espère car je serais curieuse de voir ce que l’auteur pourrait ajouter et je pense qu’il y a vraiment matière à faire un second tome.  

En bref un roman qui pose des questions intéressantes et que je n’avais jamais vue ailleurs. Je recommande donc cette lecture, bien que peut être davantage à un public relativement averti sur les questions de sexualité !

Un passage : "Les filles marchaient en silence, côte à côte, conservant une certaine distance entre elles, comme si se rapprocher les rebutait. Mirren aurait volontiers couru, sauté, dansé, crié, et surtout tiré la langue à ces statues arrogantes ! Elle n'osa pas, se contentant d'inspirer l'air à grandes goulées."

416 pages
16,00 €

10 mai 2018

Horizon Crash, Scott Westerfeld


Après un crash aérien au dessus de l'Arctique, huit jeunes survivants se réveillent, s'attendant à un paysage de neige et de glace. Autour d'eux s'étend une jungle étrange, impossible à identifier. Peu de nourriture, pas d'eau potable, la jungle qui les entoure regorge de menaces surnaturelles : oiseaux carnivores au bec tranchant comme des lames de rasoirs, baies empoisonnées, et un cri sinistre qui résonne la nuit, se rapprochant petit à petit... 
Où ont-ils atterri ? Sont-ils les victimes d'un accident d'avion ou le jouet d'une expérience ? Auront-ils le courage de faire face à la menace qui les entoure ? 










Je remercie les éditions Albin Michel Jeunesse pour cet envoi.

A première vue on peut dire que j'avais pas mal d'à priori sur ce roman : la couverture ne me plaisait pas et j'avoue que je trouve qu'elle fait trop jeunesse alors que clairement ce livre s'adresse à un public qui peut être beaucoup plus âgé... et puis les histoires de crash aérien, survie tout ça... J'avais peur du cliché ! Et bien je suis ravie de vous dire que le dicton selon lequel il ne faut pas juger un livre selon sa couverture est totalement vrai. 


À vrai dire je n'ai pas eu beaucoup à combattre mes préjugés puisque le nom de Scott Westerfeld ne m'est pas inconnu, loin de là. J'ai lu deux de ses sagas : Uglies et Midnighter, que j'ai adoré. Je me souviens toutefois que j'avais eu des petits soucis avec le style d'écriture de l'auteur dans ces sagas mais je n'ai pas du tout eu le même ressenti avec Horizon Crash. C'est peut être une question de traduction ? Aucune idée mais je dois dire que je n'en ai que davantage apprécier ma lecture.

Dans ce premier tome on sent que l'auteur prend le temps de mettre en place son univers, ses personnages... C'est sans doute pour cette raison que le début m'a paru un peu long. Et puis finalement l'intrigue s'accélère, on découvre tout un pend très mystérieux de l'île, on comprend qu'elle est pleine d'énigmes et ma curiosité s'en est trouvé vraiment piquée. L'auteur a su faire monter son intrigue en pression progressivement, distillant juste assez d'informations pour rendre son lecteur complètement accro. 

En bref, Horizon Crash fut une belle découverte qui a confirmé mon attachement à Scott Westerfeld. Je lirais la suite sans aucun doute possible !

Un passage : "Il lui semblait que l'avion tout entier aurait dû céder à la fureur des éléments et se replier sur lui-même comme une feuille de papier aluminium froissée ; pourtant il poursuivait sa course dans l'air glacé, droit devant lui, comme guidé par une main géante. C'est alors que se produisit un phénomène encore plus étrange..."


13,50 €
306 pages

9 avr. 2018

Aux petits mots les grands remèdes, Michael Uras


Alex, notre héros passionné par les livres, a choisi d’exercer le métier peu commun de bibliothérapeute. Sa mission : soigner les maux de ses patients en leur prescrivant des lectures. Yann, l’adolescent fragile qui s’est fermé au monde ; le cynique Robert, étouffé par son travail et qui ne sait plus comment parler à sa femme ; Anthony, la star de football refusant de s’avouer certaines de ses passions... Tous consultent Alex. Mais qui donnera des conseils au bibliothérapeute lui-même ?


La clé du bonheur se trouve-t-elle vraiment entre les lignes de ses livres chéris ?








Je remercie les éditions Préludes pour cet envoi.

Soigner les gens et leurs angoisses en prescrivant des lectures c'est le métier un peu fou d'Alex, jeune bibliothérapeute. J'avoue que ce roman partait avec un coup d'avance car j'adore les livres sur les livres. Je découvre toujours des livres que je ne connaissais pas et je trouve ça passionnant. 

Toutefois je dois bien reconnaître que je n'ai pas été plus charmé que ça par ce roman. Je le confesse, au jour où j'écris ma chronique j'ai même un peu de mal à me souvenir de mes impressions de lecture (voilà aussi pourquoi il n'est pas bon d'attendre trop longtemps pour rédiger sa chronique) (enfin malgré tout c'est assez révélateur de mon degré d'amour pour un roman) (bref)

Aux petits mots les grands remèdes est un livre qui ne m'a pas spécialement marqué mais qui fut une bonne lecture. Tous les ingrédients sont réunis pour que le lecteur passe un beau moment : un style d'écriture léger et facile à lire, des personnages atypiques et attachants (bien que j'ai eu du mal à m'identifier au personnage principal, les autres ont compensé ce point par leur originalité) et une intrigue intéressante qui donne envie de tourner les pages pour connaître le fin de l'histoire.

En bref, un roman divertissant et agréable à lire qui vous fera passer un bon moment de détente.

Un passage : "Alexandre, Alex.

Mes parents m'ont appelé Alexandre. Je devais m'appeler Alexandre. Il n'y avait pas d'autre choix. Si j'étais né fille, je me serais aussi appelé Alexandre. Mes parents auraient trouvé un accord avec l'officier d'état civil. Il ne pouvait en être autrement. Ma mère, à cette époque, préparait une thèse sur Alexandre Dumas : Personnages historiques et personnages fictifs dans l'oeuvre d'Alexandre Dumas. Elle hésitait entre fiction et réalité. J'étais une fiction avant de faire une entrée fracassante dans la réalité."

384 pages
15,10 €

2 avr. 2018

Moi après mois... Mars 2018


Faire découvrir sa merveilleuse Oslo à sa mère et sa soeur // Puis partir quelques jours visiter Trondheim et Bergen avec elles // Des petits-déjeuners incroyables dans des hôtels magnifiques // Tomber encore un peu plus amoureuse de la Norvège // Les petites maisons colorées de Trondheim // Entrer dans la Cathédrale gratuitement // Se rendre compte après que c'était payant // Se poser des questions existentielles devant les couronnes royales // Se balader par -10° ça pique quand même un peu // 7h de train pour aller à Bergen // Des paysages à couper le souffle // Se sentir un peu oppressée par les montages encerclant la ville // Une croisière magique sur les fjords // Manger italien et savourer sa pizza // Une montée riche en rires dans le funiculaire // Une jolie vue // Mais les balançoires étaient quand même plus drôles // Geler dans le musée Hanséatique // Passer vingt ans dans la boutique // Puis dans une boutique de décoration de Noël communément appelée le paradis // Manger un sandwich au saumon dans le marché au poisson // Dire au revoir à sa famille // À dans un mois et demi // Se mettre à étudier un peu // Dans la magnifique bibliothèque publique d'Oslo // Tout de suite ça passe mieux // Faire un musée d'art contemporain et se demander pourquoi on s'est infligée ça // Devenir hystérique à la vue de la pelouse // L'arrivée du printemps à Oslo // Avoir chaud par 5° // Se balader sur l'île de Lindøya // Tout le charme Norvégien concentré sur une petite île // Décompresser en boîte après son premier examen // Le retour en France va être compliqué !


sur une idée de Moka