Affichage des articles dont le libellé est L'armoire des robes oubliées. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est L'armoire des robes oubliées. Afficher tous les articles

L'armoire des robes oubliées, Riika Pulkkinen

Quatrième de couverture :


Elsa, la grand-mère d’Anna, est atteinte d’un cancer foudroyant. Entourée de ses proches, elle compte bien profiter de chaque instant, de chaque plaisir, jusqu’au bout : les rayons du soleil, les bains de mer, ou le corps de Martti, son mari depuis plus de cinquante ans, contre le sien. Mais Anna découvre que derrière ce mariage heureux se cache un drame qui a marqué à jamais tous les membres de sa famille. C’est une vieille robe oubliée dans une armoire, trouvée par hasard, qui va réveiller le passé... 









J’ai déniché ce roman qui me faisait de l’oeil depuis longtemps chez un bouquiniste (à moitié prix et en parfait état, comment résister ?).
Ce roman… que dire ? Le lire c’est comme croquer dans une petite sucrerie ou une pâtisserie pleine de crème… C’est ouvrir un écrin de douceur nostalgique… L’armoire des robes oubliées est un roman comme je les aime, tout en finesse, ciselé comme de la dentelle précieuse.
C’est un livre qui donne envie d’aimer tout en faisant craindre l’amour. C’est un roman passionnant, captivant, mais aussi presque dérangeant. Il dévoile l’histoire tragique d’une famille qui fut heureuse sans l’être tout à fait, d’une famille qui croule sous les non-dits, le remord et la culpabilité mais plus que tout, qui sait pardonner. C’est un drame qu’il nous est donné de voir, sans qu’on sache vraiment de quel côté se placer, pour qui prendre parti, qui est vraiment en tort et qui ne l’est pas.
Les mots de Riika Pulkkinen sont exquis, délicats et choisis avec une précision toute délicate. 

J’ai aimé me plonger au coeur des traditions finlandaises, plonger dans les lacs gelés en sortant du sauna pour suivre des personnages fictifs mais pourtant si réels. Ou encore courir dans les prés l’été venu avec les enfants. Les enfants, véritables poumon droit de ce roman tandis que l’amour en est clairement le poumon gauche, les enfants qui se retrouvent au coeur des enjeux lorsque l’amour n’est plus qu’un souvenir douloureux. 

Vous l’aurez compris au travers de cette chronique quelque peu décousue, j'ai beaucoup apprécié ce roman, avant tout pour son atmosphère enchanteresse, terriblement nostalgique et un brin dramatique.  

Petit conseil : livre à lire lors d’une froide soirée d’hiver, le plaisir n’en sera que plus grand !

Un passage : "A chaque époque il y a des gens, jeunes, qui se convainquent que ce qu'ils vivent n'est jamais arrivé à personne d'autres avant eux. Ils croient que leur vie, leurs joies et leurs chagrins mêmes sont exceptionnels. Que leurs amours à eux sont plus fortes que celles des autres. Ils croient que jamais ne leur échoira de sentir le poids des jours. Et peut-être est-ce le cas. Les jeunes possèdent le monde entier et le dilapident sans tristesse, parce qu'ils sont impatients de gagner d'autres mondes, toujours nouveaux."

7,60 €
432 pages