23 mai 2016

Désolée, je suis attendue, Agnès Martin-Lugand

Yaël ne vit que pour son travail. Interprète dans une agence internationale, elle enchaîne les réunions et les dîners d'affaire sans jamais se laisser le temps de respirer. Juchée sur ses escarpins, elle est crainte de ses collègues et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis de longue date qui s'inquiètent de son attitude. Peu tourmentée par les reproches qu'on lui adresse, elle a une volonté farouche de réussir.


Jusqu'au jour où le passé resurgit pour fragiliser ses certitudes.








Je remercie tout d'abord Livraddict et les éditions Michel Lafon pour cet envoi.


J'étais vraiment enchantée lorsque j'ai été sélectionné pour recevoir le petit nouveau d'Agnès Martin-Lugand, ayant eu un véritable coup de coeur pour Les gens heureux lisent et boivent du café. 

En lisant, les autres chroniques, je me rends compte que je vais à contre-courant, comme quoi, les goût et les couleurs ! En effet, si ce n'est pas une déception, j'ai tout de même été beaucoup moins impressionnée par ce roman. La raison est toute bête et pourtant primordiale à mes yeux : l'auteure a complètement changé sa façon d'écrire. Si dans son premier roman, j'avais trouvé sa plume aérienne et poétique, ici je l'ai trouvé presque simplette voire grossière. Je comprends très bien ce choix de l'auteure, la narration étant à la première personne du singulier, elle a sans doute tenté de nous immerger dans la tête de Yaël en employant un vocabulaire plus familier et des expressions courantes mais pour le coup, je n'ai pas du tout accroché.

Ce point négatif m'a beaucoup frustré, à vrai dire ma frustration était à la hauteur de mon adoration pour le fond de l'histoire. Yaël est une femme forte, indépendante et magnifique dans sa fragilité. Elle se donne corps et âme dans son travail, elle se dévoue à en perdre la raison... sans se rendre compte de son obsession et de la tristesse qui la ronge. Elle m'a énormément agacé, j'avais envie de la secouer et de lui ouvrir les yeux sur le vide de sa vie. J'ai aussi beaucoup apprécié la petite clique qui accompagnait Yaël, ses amis de toujours qui souffrent de la voir si absente. Chacun à sa manière tente de lui montrer que le travail ne peut suffire à son bonheur...en vain.

Et puis, la vie de Yaël est bouleversée et j'ai vraiment apprécié la suivre dans cette évolution, dans son cheminement, cette seconde partie du roman a su me convaincre et faire chavirer mon coeur de lectrice fleur bleue. 

En bref, Désolée, je suis attendue est un roman en demi-teintes : une histoire travaillée et profonde malheureusement assombrie par une écriture qui sonnait faux à mes yeux.

Un passage : "Ma sœur... nos différences se gonflaient avec le temps et la vie qui avançait, mais elle restait mon point de repère, mon ancrage. Je ne pouvais pas concevoir un monde, une vie sans elle. Il fallait que je la sache pas trop loin de moi, même si je ne la voyais pas. Je n'avais pas de temps à lui consacrer mais elle devait être là. Nous avions toujours été comme les deux doigts de la main, notre petit écart d'âge n'avait jamais eu d'importance ; toujours tout faire ensemble... ou presque."



18,95€
378 pages

20 mai 2016

Résultats concours Vide-PàL #2



Bonjour à tous ! 
Je m'excuse pour ce long silence, je suis actuellement en pleine période d'examens :/ Il me reste encore deux épreuves et ensuite le blog reprendra un rythme normal :) Mais je ne vais pas vous faire patienter plus longtemps !

Et la gagnante est...

Olivia Philippe

Félicitations à toi, j'enverrais le livre d'ici la semaine prochaine :)
Et pour les autres participantes ne vous inquiétez pas, ce sont bientôt les 3 ans du blog hihi

A très vite pour une chronique !

9 mai 2016

La carapace de la tortue, Marie-Laure Hubert Nasser

Lorsque Clotilde décide de venir s'installer à Bordeaux, sa ville natale, elle ne sait pas encore que sa vie va en être bouleversée : d'abord la découverte de voisines drôles et fantaisistes, puis l'amour d'un enfant et qui sait, celui d'un homme ? La recherche d'un travail va la conduire par le plus heureux des hasards à pénétrer un cercle bien fermé, celui de l'art contemporain. C'est dans un musée en quête de création et d'esthétisme que Clotilde va s'épanouir. Un hymne à l'amitié, à la culture et à la différence ! Une écriture décomplexée et vive qui fait exploser les idées préconçues sur l'apparence physique.








Je remercie Livraddict et les éditions Folio pour ce joli partenariat.

J'ai tout de suite été attiré par ce roman avec sa couverture toute douce, il semblait m'inviter à m'installer au fond de mon fauteuil enroulée dans une chaude couverture rose, un pot de marshmallow à mes côtés. Ce roman est vraiment à l'image de sa couverture, tout doux, un peu enrobé et un peu piquant aussi il faut bien le dire. 

Si j'ai apprécié suivre l'évolution de Clotilde, j'ai surtout adoré tous les personnages secondaires qui gravitaient autour d'elle. Ce sont eux la force de cette histoire douce-amère, ce sont eux qui nous pousse à tourner les pages en nous donnant à voir leurs failles et leurs fêlures. A vrai dire j'aurais eu envie de les découvrir davantage, ils si sont attachants qu'en y repensant j'ai comme une sensation de trop peu dans la tête, j'aimerais que l'auteure écrive une suite pour que je puisse retrouver encore un peu cette jolie panoplie de personnages.

La carapace de la tortue est un roman sur l'espoir, un roman sur l'amour, sur les secondes chances, sur le bonheur. Il donne envie d'aller de l'avant et de n'écouter que soi-même. Je salue la plume remarquable de l'auteure qui a su dresser un roman tout en finesse, empli de réalisme -voire de cruauté.

Toutefois, il y a eu un gros point noir à ce roman : la fin. Vous commencez à me connaître et oui, je l'avoue, j'ai un soucis avec les fins. Mais alors là celle-ci ! Mon Dieu, non ! Quelle déception ! Je n'en dirais pas plus pour ne pas vous spolier mais honnêtement, elle est venue assombrir tout mon regard sur ce roman pourtant parfait jusqu'aux dernières pages. 

En bref, La carapace de la tortue, malgré sa fin décevante, est un bon roman qui m'a donné la pêche, qui m'a réfléchir sur moi et sur ma vie et pour cela, je ne peux que vous conseillez !

Un passage : C’est idiot. Je me demande par où commencer. Je me suis toujours promis qu’un jour je saurais à qui écrire. Que je trouverais l’envie de me confier. Voilà bientôt trente ans que je lis, dévorant la vie des autres, sans avoir jamais couché un mot sur le papier. J’ai du mal à tenir un stylo. C’est pour cela que je me suis offert un plumier. Avec une encre violette. Comme lorsque j’étais petite. Pour faire de belles lignes. Ce cahier a une carapace en cuir. Je l’ai voulu juste pour moi. C’est mon premier cadeau avec mon argent. Il me ressemble. Je l’ai trouvé dur et tendre à la fois. Comme moi. Rugueux et sans forme à l’extérieur. Un bloc. Un roc. Des feuillets doux et collés à l’intérieur. On souffle doucement sur les pages et elles s’entrouvrent. Comme des portes cachées. 

281 pages
7,10 €

2 mai 2016

Moi après mois... Avril 2016



Un triste 1er avril//Une triste semaine//Se dire que ce mois a été très sombre//Mais qu'une touche de couleur est venue l'égayer//Fêter ses 20 ans avec toute sa famille et son amoureux//Quoi de mieux ?//Faire ses propres barbe à papa//Lancer des confettis par milliers//Etre pourrie gâtée//De quoi faire plein de voyages//Une jolie robe rouge//Un rapprochement impromptu//Un lancé de lanternes raté//Se gaver pendant trois jours//Revoir de chouettes personnes//Rire//Des bonbons à n'en plus finir//Regarder les saisons 1 de Friends et Desperate Housewives pour se faire l'oreille à l'anglais//Repasser le TOEFL//Allez, plus que deux semaines pour avoir les résultats//Ne pas avoir beaucoup le temps de lire//Surtout en pleine période de partiels//Aïe aïe aïe//Ce stress qui monte, qui monte, qui monte//Avoir peur de ne pas atteindre ses ambitions//Une coupe de cheveux un peu plus courte que prévue//Mais en être contente//Au moins les fourches ont disparu//Se remettre au sport avant l'été//On se motive, on se motive !

Sur une idée de Moka