In my wish-list #9



Holà lecteurs !

Aujourd'hui je dépoussière une ancienne catégorie d'articles que j'aimais beaucoup, j'ai nommé le "In my wish-list" : ce sont des articles où je vous présente des romans qui me font envie et où j'espère échanger avec vous si jamais vous les avez lu ou que vous en avez l'intention !

C'est parti !


La servante écarlate, Margaret Artwood





Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, " servante écarlate " parmi d'autres, à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler... En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. 









A la lumière du petit matin, Agnès Martin-Lugand





À l'approche de la quarantaine, Hortense se partage entre son métier de professeur de danse et sa liaison avec un homme marié. Elle se dit heureuse, pourtant elle devient spectatrice de sa vie et est peu à peu gagnée par un indicible vague à l'âme qu'elle refuse d'affronter. Jusqu'au jour où le destin la fait trébucher... Mais ce coup du sort n'est-il pas l'occasion de raviver la flamme intérieure qu'elle avait laissée s'éteindre ?











Alors, ils vous tentent ? Les avez-vous lu ?

Swimming pool, Sarah Crossan

Kasienka vient d’arriver en Angleterre avec sa mère. Elle qui n’a jamais connu que la Pologne fait sa rentrée dans un pays qui n’est pas le sien, avec des gens qu’elle ne connaît pas, dans une langue qu’elle maîtrise mal. Et le soir venu, de quartier en quartier, elle cherche son père, qui a quitté le domicile familial sans laisser d’adresse. Bref, ce pays est gris, humide, et parfois assez inhospitalier. Heureusement, il y a la piscine, il y a l’eau. Et dans l’équipe de natation, il y a William…












Je remercie les éditions Rageot pour cet envoi.

Swimming Pool c'est le 3ème roman en vers libres que je lis : je dois bien le reconnaître, j'ai un faible pour ce genre, je les trouve tellement poétiques, tellement touchant. Je pense même que si un jour j'écrivais un livre il pourrait être en vers libres.

Kasienka est une jeune fille très intéressante : rendue timide par la force des choses (ce n'est pas évident de se retrouver rejeter à l'école dans un pays qu'on ne connaît pas, avec une langue qu'on ne me maîtrise pas forcément). J'ai beaucoup aimé ce personnage, elle sait ce qu'elle veut et ce qu'elle ne veut pas, elle est forte et déterminée à faire face aux épreuves que la vie met sur son chemin.

Du coup, les autres personnages ne m'ont pas plus marqué plus que cela, non pas qu'ils aient été vides ou quoi que ce soit, c'est simplement que je me suis beaucoup focalisée sur Kasienka.

Vous l'aurez sans doute compris Swimming Pool est un roman que j'ai beaucoup aimé. Que ce soit l'ambiance, les personnages ou le style d'écriture, j'ai été conquise. Je sais que certains ont du mal avec les vers libres mais honnêtement il suffit de se laisser porter...

En bref, un beau livre qui me donne envie de lire Inséparables de la même autrice : si j'en crois la qualité de Swimming Pool je ne devrais pas être déçue !

Un passage : 
« Je n'aurais pas su quoi faire de Mama,

Rentrée à la maison
Toute mélangée,
Comme les lettres de Scrabble dans le sachet,
Lourde d'une tristesse sauvage,
Si clairement affichée
Sur son visage. »


14,90 €
256 pages

Les Collisions, Joanne Richoux

Gabriel et Laetitia entrent en Terminale Littéraire.
Lui, il est brumeux et arrogant.
Elle, elle est fière comme pas possible et cleptomane.


Eux, ils s’ennuient royalement,

et ils ont comme une envie de le faire payer à tout le monde…
Ça tombe bien : cette année, ils vont étudier Les Liaisons dangereuses,
Forcément, ça va leur donner des idées…
Acoquiner Solal et Ninon, par exemple.
Rendre fou Dorian, l’ex de Laetitia, à l’aide de théories du complot.
Et puis Gabriel, il pourrait tenter de décrocher un rencard avec Mademoiselle Brugnon, la prof d’Arts Plastiques.
Bref : Valmont et Merteuil ont trouvé leurs proies.,
Tout est en place. À deux doigts d’exploser.



Je remercie les éditions Sarbacane pour ce bel envoi.


Elle, c'est Laëtitia, rebelle au coeur fragile, passant pour une fille cruelle et sans pitié, elle est en réalité prête à tout pour oublier la misère de sa vie.
Lui, c'est Gabriel, rebelle à ses heures perdues, une enfance malheureuse qu'il traîne en bandoulière et une gueule d'ange qui fait des ravages.
Lui et elle réunit ça donne un cocktail explosif et destructeur : entre manipulations et mensonges ils s'entrainent l'un l'autre dans une débauche qui ne semble avoir que leur imagination pour limite (ou celle de Choderlos de Laclos puisque leur grande machination est basée sur la sienne).

Honnêtement je crois que j'ai rarement autant détesté un personnage que celui de Laëtitia ! C'est simple cette fille incarnait le mal à mes yeux : méprisante, orgueilleuse et méchante, une peste à son heure de gloire. Ajouté à cela le fait que Gabriel n'avait d'yeux que pour elle et vous comprendrez mieux ma haine à son égard héhé
Gabriel, aaah le beau Gabriel... Il m'a conquise ! Et pourtant il n'était clairement pas tout blanc non plus... Mais il m'a paru bien plus humain dans sa faiblesse à céder aux caprices de Laëtitia. 

Ayant lu Les liaisons dangereuses c'était intéressant de retrouver l'empreinte de l'oeuvre dans ce roman. On serait presque sur une réécriture du classique remastérisé en version moderne.
J'avais déjà beaucoup aimé Marquise de la même autrice et je ne peux que vous recommander Les Collisions : sa plume est toujours aussi agréable et ses chutes fortement traumatisantes !

En bref, un roman déroutant et piquant qui ne laissera personne indifférent.

Un passage : "- L'humain devrait se soucier de ce qui est véritablement important. 
- Genre?

- Le fait qu'on soit une calamité. Et ça va bien au-delà de notre système. Espèce douée d'intelligence... Tu parles! Faut voir ce qu'on en fait de notre gros cerveau : on sait aller sur la lune et on a le matériel pour faire sauter la planète en quelques secondes, mais la moitié de la population crève de faim et on ne peut toujours pas soigner le cancer. L'humain, c'est de la grosse saloperie."

15,50 €
288 pages

L'espace d'un an, Becky Chambers

Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs. Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l'espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d'autres humains. La pilote, couverte d'écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables ; le médecin et cuistot occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort ; le capitaine humain, pacifiste, aime une alien dont le vaisseau approvisionne les militaires en zone de combat ; l'IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang... Les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d'un an jusqu'à une planète lointaine, composent la tapisserie chaleureuse d'une famille unie par des liens plus fondamentaux que le sang ou les lois : l'amour sous toutes ses formes.

Je remercie les éditions L'Atalante pour cet envoi.

Pour tout vous dire j'ai lu assez peu de SF dans ma courte existence : La nuit des temps de Barjavel est peut être le roman de Science Fiction qui m'a le plus marqué et encore je trouve qu'il dénote par rapport à ce que je me figure comme être de la pure SF. Et pourtant il y a quelques semaines je me suis retrouvée avec cette petite brique entre les mains et une folle envie d'être surprise et prise par une histoire qui bousculerait un peu mes petites habitudes de lectrice (oui je vis dangereusement je sais) (on m'appelle l'Indinia Jones de la lecture dans le milieu).
Bref, j'ai tout de suite accroché : le style de l'auteure est tout sauf lourd (j'avais un peu de vieux cliché en tête de l'écrivain SF un brin pompeux).

De plus, je me suis tout de suite beaucoup attachée aux personnages et ce malgré leur nombre relativement conséquent (je dis relativement parce que bon on est pas dans Games of Thrones non plus). Je pense que la force de ce roman réside principalement dans sa capacité à projeter le lecteur dans un univers à la fois totalement inconnu mais aussi terriblement proche. Il suffit de prendre les personnages : tout aliens et différents qu'ils sont ils n'en reste pas moins profondément touchant. 

Et puis, point bonus, je suis toujours impressionnée par les connaissances techniques des auteurs de SF : le monde de l'astronomie me parais tellement complexe ! Et pourtant ici Becky Chambers a réussi le tour de force de me faire comprendre quelques notions : moi je dis chapeau bas ! 

En bref, un roman intelligent et divertissant qui m'a donné envie de lire davantage de Science Fiction !


Un passage : "Nous connaissons très bien la Galaxie physique. Nous vivons sur des planètes terraformées, dans d’immenses habitats orbitaux. Nous creusons des tunnels dans l’infrastrate pour passer d’un système stellaire à l’autre. Nous nous arrachons à la gravité planétaire aussi facilement que nous sortons d’une pièce. Mais, en ce qui concerne l’évolution, nous sommes des petits tout juste éclos, occupés à faire joujou. C’est pourquoi, je pense, tant de mes pairs se raccrochent encore aux théories selon lesquelles le matériel génétique a été disséminé par des astéroïdes et des supernovæ. À bien des égards, l’idée d’un patrimoine génétique commun qui dériverait dans la Galaxie est bien plus facile à avaler que ce concept effrayant : aucun de nous ne dispose des capacités intellectuelles nécessaires à comprendre le fonctionnement de la vie."

448 pages
23,90 €