18 juil. 2017

♥︎ Challenge 100 pages par jour ♥︎



(non ce gif n'a pas de lien clair avec le sujet, je l'aimais bien c'est tout, après tout je fais ce que je veux c'est mon blog)

Oyé oyé braves gens
Depuis le temps que je voulais rédiger cet article, je me dois d'être un peu solennelle (si si vraiment).
Comme le titre vous a déjà magistralement spolié je vais faire abréger l'insoutenable suspens et vous révéler un challenge que je me suis lancée depuis le 12 mai (quand je vous disais que j'avais VRAIMENT du retard). Ce challenge consiste donc à lire 100 pages par jour. 
Voilà vous pouviez y aller cet article est fini... 

En effet, en rentrant d'Angleterre j'ai été saisi d'un certain malaise en voyant l'état de ma pile à lire (le genre de malaise qui ressemble plus ou moins à la sensation de se faire écraser par un montagne si voyez ce que je veux dire)
(je vous met une image au cas où ce ne serait pas le cas)


Parce que ce jour là ma PàL contenait 65 romans soit environ 27 144 pages (oui j'ai compté). 
Ce qui voulait dire que je devais lire sur la période du 12 mai au 31 août 2017, 245 pages par jour si je voulais réduire à néant ma PàL (je suis très forte en mathématiques je sais je sais). Sachant que je lis à la vitesse d'un escargot aveugle et qu'en plus j'ai une vie sociale qui a le mérite d'exister intense, je me suis assez vite rendue compte que 245 pages par jour ça n'allait pas être possible. Qu'à cela ne tienne, j'ai trouvé que 100 pages était un objectif bien plus raisonnable tout en restant ambitieux. Mon objectif était donc de lire 11 000 pages avant le 31 août pour ainsi faire baisser ma PàL de moitié

Mais où que j'en suis me direz-vous ?

Alors...

En mai (sachant que j'ai commencé le 12) j'ai lu : 945 pages
En juin j'ai lu : 1563 pages (pas fameux certes)
Et pour le moment c'est-à-dire au 18 juillet j'ai lu : 2232 (oui j'ai fait une petite boulimie livresque pendant deux semaines)

Ce qui nous fait un total de 4740 pages pour le moment.
Bon. C'est pas si mal, non ? 
Je dirais même que c'est plutôt cool car même si je suis loin de mon objectif ma PàL compte aujourd'hui 51 romans sachant que 5 petits nouveaux se sont tapés l'incruste depuis le 12 mai ! Bref je décrète la danse de la joie autorisée !


Et si par hasard vous souhaitiez vous joindre à moi dans ce challenge n'hésitez pas à me le faire savoir sur Instagram avec le #100pagesparjour et à venir me parler de vos avancées (ici ou ailleurs) ça me ferait grandement plaisir !


Sur ce, je vous laisse je n'ai pas lu mes 100 pages du jour...


8 juil. 2017

Les Dieux du tango, Carolina de Robertis

Février 1913. Leda a dix-sept ans. Elle quitte son petit village italien pour rejoindre en Argentine son cousin Dante, qu’elle vient d’épouser. Dans ses maigres bagages, le précieux violon de son père.
Mais à son arrivée, Dante est mort. Buenos Aires n’est pas un lieu pour une jeune femme seule, de surcroît veuve et sans ressources : elle doit rentrer en Italie. Pourtant, quelque chose la retient… Leda brûle d’envie de découvrir ce nouveau monde et la musique qui fait bouillonner les quartiers chauds de la ville, le tango, l’envoûte. Passionnée par ce violon interdit aux femmes, Leda décide de prendre son destin en main. Un soir, vêtue du costume de son mari, elle part, invisible, à travers la ville.
Elle s’immerge dans le monde de la nuit, le monde du tango. Elle s’engage tout entière dans un voyage qui la mènera au bout de sa condition de femme, de son art, de la passion sous toutes ses formes, de son histoire meurtrie. Un voyage au bout d’elle-même.


Tout d'abord, je remercie les éditions du Cherche-Midi pour cette sublime découverte.


En me plongeant dans ce roman j'étais loin d'imaginer le délicieux moment de lecture que j'allais vivre. Si les premières pages m'ont paru assez lentes, je me suis rapidement habituée au style relativement "lourd" de l'auteure. Je n'ai pas trouvé de terme plus adapté que "lourd" mais il ne faut pas le prendre comme péjoratif : c'est simplement que l'auteure utilise un vocabulaire sombre et des phrases longues. Donc ne paniquez pas, on est très loin de la lourdeur de Flaubert (pardon pour ses admirateurs) ça se lit très bien, il a simplement fallu que je m'adapte, notamment aux changements de narration. En effet, chose jamais vue pour ma part, l'auteure passait du "je" au "elle" au gré du roman (je ne m'en suis rendue compte que vers la fin, c'est dire si j'étais absorbée par le roman !)

Il faut dire que tous les ingrédients étaient réunis pour que que je tombe amoureuse de cette histoire : un mystère savamment entretenu, une héroïne complexe, de l'amour, de la passion à ne plus savoir qu'en faire et cette furieuse envie de vivre... mon Dieu que de perfection. Leda m'a tellement plu, je crois avoir rarement autant aimé un personnage (à part peut être Gabrielle dans Le goût du bonheur de Marie Laberge). Leda c'est de la fougue à ne plus savoir qu'en faire mêlée à une peur terrible de mourir et à tout un cocktail explosif de sentiments contradictoires. Carolina de Robertis a réussi à la rendre si vivante que c'était presque physiquement douloureux de la voir lutter et se sacrifier pour sa vie.


En bref, Les Dieux du tango est un roman délicat, qui vise juste et tranche comme une lame acérée s'enfoncerait dans un coeur tendre. A lire !

Un passage : "C’est ce qui arrive aux mélodies : elles se perdent dans l’air, comme les souvenirs. Et comme le corps. Les souvenirs, les mélodies et le corps disparaissent après notre mort. Mais un instrument n’a rien à voir avec un corps mortel. Oh non. Comme l’âme, l’instrument reste."



22€
504 pages


30 juin 2017

Moi après mois... Mai & Juin 2017



Valider sa licence en droit // S'inscrire à des Master en droit // Au cas où // Se lancer à corps perdu dans le concours de La Kube et harceler tous ses contacts // Finalement recevoir un joli colis // Faire un tour de France // Ou presque // Rennes, Paris, Dijon, Strasbourg, Angers... // Quel beau pays nous avons // Réussir ses oraux // Etre prise dans les écoles qu'on a demandé mais encore et toujours hésiter entre le droit et le commerce // Avoir l'impression d'être face à la pire décision de sa vie // Ne vraiment pas savoir quoi faire // L'anniversaire de ma petite soeur // Un tour de karting mouvementé // Once Upon a time // Cette série déchire tout // Avoir envie de se lancer à fond dans le fitness // Etre déprimée par Instagram // Des moutons à la Défense // Faire de la mise sous pli manuelle pour les législatives // La chose la plus longue et ennuyante du monde // Aller visiter le château de Claire Basler pour la fête des mères // Être ébahie par ses peintures et compositions florales // Une énorme fête foraine // Bourges ou la ville surprenante // Une journée aux Sables d'Olonnes avec des amis // Se faire dorer la pilule et manger des churros // Un week-end dans le sud-ouest placé sous le signe de la poisse // Une pensée pour la grande Simone Veil...

25 juin 2017

La meilleure d’entre nous, Sarah Vaughan

« N'oubliez pas : la pâtisserie est une preuve d'amour. » 
Kathleen Eaden, L'Art de la pâtisserie, 1966.


Angleterre, de nos jours. Le concours pour élire la nouvelle Kathleen Eaden a commencé ! Cinq candidats sont en lice, réunis par une passion commune. Mais la confection d'un cheesecake ou d'un paris-brest ne suffit pas toujours à faire oublier les blessures et les peines.
Jenny, la cinquantaine tout en rondeurs, délaissée par son mari ; Vicki, qui aspire à plus qu'à élever son petit Alfie ; Claire, la jeune caissière mère célibataire qui ne rêve même plus d'une autre vie ; Karen, dont l'apparente perfection dissimule bien des secrets ; sans oublier Mike, veuf en pleine thérapie culinaire... Au cours d'une compétition aussi gourmande qu'échevelée, tous apprendront que l'art de la vie est au moins aussi difficile que celui de la pâtisserie. 



Je remercie les éditions Préludes pour ce bel envoi.

Ce roman m’a fait l’effet d’un baume au coeur : on s’y plonge avec délice et on en ressort les papilles en éveil. Autour d’un concours de pâtisserie prestigieux quatre femmes et un homme vont se révéler et voir leur vie évoluer, prendre des chemins insoupçonnés… Qu’il était bon de suivre ces êtres de papier, de les voir se débattre dans un quotidien à la fois si banale et rude, un quotidien parfois oppressant, parfois étouffant… Un quotidien dans lequel nous pouvons tous nous retrouver et nous identifier. C’est ça qui m’a fait aimer ce roman : le réalisme et la profonde humanité des personnages. L’auteure a fait un travail merveilleux avec ses personnages jusqu’à nous les rendre aussi proche que le serait des membres de notre famille.

Sarah Vaughan a une plume assez sublime, une de ces plumes qui donne l’impression non pas de lire mais de vivre l’histoire. Un autre de ses romans m’attend dans ma PàL et je crois que je vais très vite me jeter dessus. Ce livre m’a emporté, m’a ému et s’est révélé bien plus profond qu’on ne pourrait le croire au premier abord. 


Et puis, clairement il ferait une parfaite lecture estivale : une intrigue rondement menée, du suspens, un brin de mystère et pas mal d'amour.

En bref, un roman aussi aérien qu’une chouquette dans lequel on croque à pleines dents.

Un passage : "Il existe de nombreuses raisons de faire la cuisine : recevoir, créer, impressionner, nourrir, chercher qui l’on est et, parfois, il faut bien le reconnaître, parfaire cet art. Mais souvent nous cuisinons pour assouvir une faim qui serait plus sûrement rassasiée par un simple geste de l’être cher. Nous cuisinons pour aimer et être aimé."

480 pages
7,90€