Les royaumes du Nord, Philip Pullman



 Pourquoi la jeune Lyra, élevée dans l'atmosphère confinée d'une prestigieuse université anglaise, est-elle l'objet de tant d'attentions ? De quelle mystérieuse mission est-elle investie ? Lorsque son meilleur ami, Roger, disparaît, victime des ravisseurs d'enfants qui opèrent dans tout le pays, elle n'hésite pas à se lancer sur ses traces... Un voyage vers le Grand Nord, périlleux et exaltant, qui lui apportera la révélation de ses extraordinaires pouvoirs et la conduira à la frontière d'un autre monde.
















Depuis le temps que je voulais lire ce roman, les sélections de chroniqueurs On lit plus fort par Gallimard m’ont enfin donné le coup de pouce dont j’avais besoin pour me motiver à franchir le pas. J’avais vu le film étant plus jeune et pour le coup il m’a beaucoup marqué puisqu’aujourd’hui encore je me souviens de certains passages.

Je crois qu’après avoir tant aimé le film j’avais peur d’être peur d’être déçue par le livre. Si je n'ai pas été déçu, je n'ai pas non plus été conquise. Les Royaumes du Nord est un classique de la littérature jeunesse et il le mérite bien : de part son écriture intelligente et travaillée Philip Pullman emporte son lecteur avec beaucoup de facilité et de malice.

Lyra est donc une jeune orpheline élevée par des érudits dans une université anglaise où elle coule des jours heureux, alternant entre jeux et mauvais tours, toujours en compagnie de son précieux familier. J’ai bien apprécié de suivre son évolution à travers ses aventures et le joyeux capharnaüm de sa vie. Mais j’ai encore plus aimé le fait que son comportement change au fur et à mesure des évènements : on la voit grandir et prendre en maturité et c’est très agréable. En effet j'ai eu un peu de mal avec elle au début du roman : allez savoir pourquoi, son côté je m'en foutiste m'a agacé. Mais je pense que si je l'avais lu plus jeune je n'aurais pas ressenti la même chose à son encontre.

Philipp Pullman a une imagination incroyable et je serais curieuse de lire la suite de la saga ne serait-ce que pour voir l’étendue et la précision de l’univers qu’il a créé. 

En bref, je suis ravie de m’être enfin lancée à la découverte de l’oeuvre de P.P. A lire cet hiver !

Un passage : "Un menteur chevronné ne possède pas forcément une imagination débordante; à vrai dire, beaucoup d'excellents menteurs n'ont aucune imagination, c'est ce qui confère à leurs mensonges un tel pouvoir de conviction."

528 pages
9 €

Un si petit oiseau, Marie Pavlenko


« Elle ferme les yeux, écoute la nuit, elle sent battre le cœur de la Terre, sous elle, celui des hommes, des arbres, des animaux, ce cœur nocturne qui bat depuis le commencement, qui battra après elle. Elle appartient à ce monde immense. Et son bras, peut-être, alors, est dérisoire. »














Grâce à mon stage chez Flammarion Jeunesse j’ai eu la chance de lire ce roman en avant-première (et quand je dis en avant-première je pèse mes mots, à l’heure où j’écris cette chronique la couverture n’est même pas définitive !) (oui j'ai beaucoup attendu avant de publier cette chronique). 
Mais ce livre… Quelle bombe ! Quelle pépite ! Marie Pavlenko, merci d’avoir écrit cette merveille. J’ai rarement lu un livre aussi juste : c’est un roman sur le handicap certes mais aussi et surtout sur la vie, sur la vie et son coût, certes élevé mais si précieux… 

J’ai adoré les personnages, et venant de moi ce n’est pas toujours évident, mais rien à dire je me suis régalée. Abi déjà, est incroyable, elle évolue tellement au cours de l’histoire, et nous, lecteurs impuissants on assiste à sa lutte, sa lutte désespérée pour ne pas sombrer. Mais il y a aussi sa famille ! Coline notamment qui a tout simplement éclairé le roman de sa joie de vivre. Et bien sûr il y a un garçon, un garçon qui m’a collé des frissons : sa gentillesse n’avait d’égal que son incroyable amour pour la nature.
La nature d’ailleurs, parlons en ! Elle est un véritable pilier du roman. La nature, la vraie, celle qu’on ne regarde plus assez, sauvage , celle qui ne demande pas le droit de vivre, celle qui s’impose.


En bref, un roman plein de paradoxes : tout en finesse mais dégageant une force incroyable. Chapeau Marie Pavlenko !

Un passage : "Blaise signe avec sa main amie. Il honnit peut-être son moignon qui rime avec rognon, coupé au-dessus du coude, comme elle. Mais ce qu’il met en avant, c’est l’autre. La main qui subsiste. Qui résiste. Abi ouvre sa main, la ferme. Son amie."
17,50€
352 pages

Brexit Romance, Clémentine Beauvais



Juillet 2017. Marguerite Fiorel, 17 ans, jeune soprano française, se rend à Londres avec son professeur Pierre Kamenev, pour chanter dans Les noces de Figaro. Ils croisent Justine Dodgson, créatrice d'une start-up secrète nommée Brexit romance dont l'objectif est d'organiser des mariages blancs entre Français et Anglais, afin que ceux-ci obtiennent le passeport européen.













Je remercie les éditions Sarbacane pour cet envoi. 

Ah Clémentine Beauvais ! C’est quelque chose cette écrivaine. J’étais totalement ravie d’apprendre la sortie de son nouveau bébé et je dois dire que rien qu’en voyant l’objet j’étais déjà comblée (il est tout doux et tout bleu, et oui oui je suis gaga devant un livre tout va bien). 

Bon ensuite il a fallu l’ouvrir et le lire. Là ce fut une autre paire de manches. Déjà parce c’est une jolie brique. Et puis j’avoue que ma lecture ne s’est pas faite sans heurts : rien avoir avec la qualité du roman seulement le style était vraiment très dense. Entre le mélange des langues française et anglaise, les anglais qui parlaient français comme ils auraient parlé anglais, les références politiques, les dialogues entrecoupant la voix de la narratrice... il faut avoir le coeur bien accroché et l’esprit clair pour se plonger dans Brexit Romance !

Et puis les personnages... Parlons en des personnages ! Entre Marguerite la jeune soprano ingénue, son professeur de chant communiste, Justine la bien pensante et toute une ribambelle d’uluberlus du même acabit je peux vous dire qu’on ne s’ennuie pas.
Si j’ai beaucoup aimé le ton de Kamenev, j’ai été horriblement agacée par le relativisme et le côté moralisateur de Justine (en vérité  c’est un euphémisme j’avais juste envie de la frapper à grands coups de parapluie tout au long du livre). 

Au delà de ça j’ai beaucoupapprécié retrouver l’atmosphère anglaise si particulière (bien que ce livre confirme très bien ma pensée : je ne pourrais jamais vivre en Angleterre plus de quelques mois du moins pas de nos jours). 

En bref, un roman haut-en-couleurs, plein de finesse et d’intelligence, à lire doucement, pour en savourer toutes les nuances ! 

Un passage : "'Chanter mal, chanter bien, est-ce que tout cela n'est pas une question de point de vue ?' demanda Justine.
'Non', dit Kamenev.
'Ce qui compte, n'est-ce pas simplement d'être vraiment soi-même quand on chante ?'
'Non', dit Kamenev.
'Vous ne vous laissez pas convaincre', observa Justine comme si cela l'étonnait beaucoup. 'Je vous enverrai quelques liens vers des articles de blog à ce sujet.'
'Je les lirai avec plaisir, tandis que vous écouterez en silence, assise dans un fauteuil confortable, le concerto pour violon en A mineur, opus 53, d'Antonin Dvorak.'
'Il faudra m'attacher et me bâillonner', dit Justine.
'Si vous insistez', dit Kamenev."

17 €
446 pages

Moi après mois... Septembre et Octobre 2018



Prendre ses marques chez Flammarion Jeunesse // Découvrir les dessous d’une maison d’edition // Se dire qu’on aimerait peut être bien travailler dans ce milieu // Prendre (ou reprendre) ses marques à Paris // Se sentir chez soi // Le Musée Rodin, deux expos au Petit Palais, le Musée Yves Saint-Laurent // Se rendre compte qu’on aura jamais le temps de tout visiter // Tester mille restaurant // Aller voir Verino en spectacle... Un pur moment de bonheur // Une dédicace pleine de magie // Avec une chanteuse d'opéra rien que pour nous // Une rencontre virtuelle qui devient réelle // Ou quand la vie te fait de jolies surprises // Love Addict, un gros navet // Gérer un stage, une entreprise et sa vie sociale en même temps n’a rien d’évident // Sans oublier le blog et la chaîne ! On y croit // Être tellement heureuse de voir Marie Henriette grandir // La saison 5 de Poldark // Une journée au Parc Astérix entre cousins // Depuis le temps que je voulais y retourner // Perdre sa mamie // Ça met un gros coup // Je suis désolée, si peut à dire mais si difficile à prononcer // Une soirée dans un pub Irlandais // Se remettre au sport sérieusement // Avoir son entreprise ce n'est vraiment pas du gâteau... // Je ne suis pas un homme facile // Un très bon film ! // Une soirée d'anniversaire // Acheter un manteau et se retrouver dans une galère sans nom pour le retourner // Commander des boucles d'oreilles // Tristan Lopin sur scène // Un vrai bonheur ! // Aimer son stage // Rencontrer Lucie Kosmala (de Madmoizelle oui oui) // Fêter les 50 ans de son papa // Découper, découper et encore découper des tissus // 

sur une idée de Moka