28 juin 2013

Livres en vue #1


Voici mes nouvelles trouvailles du jour, vous les retrouverez dans ma wish-list :)


Histoire d'Alice, qui ne pensait jamais à rien (et de ses quatre maris, plus un), Francis Dannemark

   Quatrième de couverture :
« J'ai rencontré ma tante en novembre 2001, le jour de l'enterrement de sa sœur. L'enterrement de ma mère, pour le dire autrement. Je savais qu'elle s'appelait Alice mais je ne la connaissais pas. Je connaissais encore moins l'histoire extravagante et fascinante de sa vie et de ses maris. Je ne lui ai pas demandé d'ouvrir la malle de ses souvenirs et de ses secrets ; elle l'a fait quand même. »
Quand Paul rencontre pour la première fois sa tante Alice, elle a soixante-treize ans. Elle est anglaise et veuve. De nombreuses fois veuve. Elle va lui raconter les joies et les peines de son incroyable existence aux quatre coins du monde. Et lui apprendre qu'amour peut rimer avec grâce et humour – même quand la vie est en larmes.
 
 


Le Prince d'Eté, Alaya Dawn Johnson

  Couverture de Le Prince d'Eté Quatrième de couverture :
Sur la côte de ce que l'on appelait jadis le Brésil, ce sont les femmes qui dirigent la légendaire ville-pyramide de Palmares Três. La Reine ne cède le pouvoir à un homme qu'une fois tous les cinq ans, à un Roi d'été dont l'histoire enfièvrera la cité l'espace d'une année. Pour June Costa, la vie n'est qu'Art. Ses œuvres impressionnent ses professeurs autant que ses camarades. Elle rêve de remporter le prestigieux Trophée de la Reine. Un rêve qu'elle n'avait jamais remis en question... jusqu'à ce qu'elle rencontre Enki. Fraîchement élu Roi d'été, Enki est le garçon dont tout le monde parle. Mais lorsque June le regarde, elle voit bien au-delà de ses fascinants yeux d'ambre et de sa samba ravageuse : elle reconnaît en lui un artiste total. Follement amoureuse, June décide alors de créer avec lui un chef-d’œuvre qui restera gravé à jamais dans les mémoires. Mais le temps leur est compté. Car, comme tous les Rois d'été qui l'ont précédé, Enki va devoir être sacrifié.
 

Zoanthropes, Matthias Rouage


 
Quatrième de couverture :
 
Shina Sirkis vit dans un monde futuriste où les Zoanthropes, créatures hybrides mi-hommes mi-bêtes, sont traqués par les humains. Le jour de son entrée à l’université, elle est angoissée… Son amie vient de se transformer et a été abattue par son père, un intervenator. Elle sait que si le test de dépistage obligatoire s’avère positif, il n’hésitera pas à tuer sa propre fille…
Une aventure haletante avec une tension dramatique permanente, où une série de rebondissements mêle complots, trahisons et organisations secrètes. Autant d’obstacles que devra affronter Shina qui, très vite, se révèlera… Unique.
 
 
Il y a 60 ans, une guerre mondiale terrible s'est déclenchée, tuant des milliards d'humains et rasant au passage l'Asie, l'Océanie et l'Afrique. A la suite de cette guerre dévastatrice est apparue une nouvelle espèce : les Zoanthropes. Ces créatures étranges, craintes et haïs des humains vivent en Europe tandis que les humains "normaux" se concentrent en Amérique.

A vrai dire ce livre avait tout pour me plaire, la quatrième de couverture m'ayant rendue curieuse, j'étais dans de très bonnes dispositions lorsque j'en ai commencé la lecture. Seulement dès la première page j'ai senti que ce livre ne serait pas un coup de coeur. Déjà il s'ouvre de façon assez peu originale, sur un cauchemar. Je ne sais pas vous, mais je trouve que cette thématique des rêves prémonitoires & co a été trop exploitée, cela m'exaspère et me repousse plus qu'autre chose. Enfin si ce n'était que ça. 

Shina est donc une adolescente normale, vivant avec ses amis dans un monde bardé de caméras de surveillance, dans une sorte d'atmosphère de paranoïa et de peur plutôt bien décrite. Je n'ai éprouvé aucune sympathie envers cette héroïne dont les réactions m'ont plusieurs fois laissée perplexe  et dont la psychologie, bien qu'on sente un certain effort de la part de l'auteur, ne m'a pas convaincu.  
En fait je n'ai pas vraiment réussi à m'attacher aux personnages, je ne sais pas, ils manquaient de profondeur... Le seul personnage ayant retenu mon attention est Dixen car l'auteur entretient un certain mystère sur lui et j'ai envie d'en savoir plus, notamment sur sa relation avec Shina.

De plus, l'intrigue était assez prévisible c'est-à-dire qu'il était assez facile de deviner ce qui allait se passer bien que l'auteur est réussi à me surprendre plusieurs fois (je ne vais pas vous gâcher l'effet de surprise en vous révélant quand !).

Enfin, le réel point noir du roman n'est autre que le style d'écriture de l'auteur. J'ai souvent été agacée par des phrases que je jugeais inutiles ou mal tournées, cassant l'effet de dramatisation ou de surprise suivant le moment. Je n'ai rien contre le fait que l'auteur emploie un vocabulaire simple, au contraire, seulement je trouve qu'il n'y avait vraiment aucune recherche dans le style. Et puis les dialogues, un élément auquel j'attache beaucoup d'importance faisaient artificiels.

Malgré ces nombreux points négatifs, j'ai en fin de compte passé un bon moment de lecture. L'intrigue est tout de même intéressante et assez prenante notamment à partir du moment où Shina se rapproche des Zoanthropes : l'auteur a su piquer ma curiosité et me donner envie de continuer ma lecture. Pour tout vous dire je lirai volontiers le tome 2 qui sort en octobre prochain juste pour savoir comment cette histoire va finir.

En résumé, si je déconseille ce livre aux pointilleux du langage et autres amoureux des envolées lyriques, il conviendra cependant parfaitement aux jeunes lecteurs ou aux moins jeunes lecteurs cherchant un livre léger et divertissant ! 

"-Salut, les filles ! 
En se retournant, elles découvrirent Vane. Il souriait et voulait se donner de l'assurance, mais tous trois savaient que chacun était terrorisé. Ce test était l'une des choses les plus effrayantes à laquelle ils seraient confrontés dans leur vie. Vane regarda le tableau puis jeta un coup d'oeil à son MTA avant de prendre une grande bouffée d'air et de lancer:
-Bon, les filles, je crois qu'il est temps d'y aller. Bonne chance à vous deux ! On se retrouve ici une fois le test terminé, d'accord ? A tout à l'heure !"
 
320 pages
16,90€

Un grand merci à Livraddict et aux Editions Scrineo Jeunesse pour ce joli partenariat ! 

Liebster Award par Topobiblioteca

Topobiblioteca que vous pouvez retrouver ici m'a gentimment tagué dans ce Blog Award ! Cela me fait très plaisir et je la remercie :)
Mais d'abord une petite explication s'impose :
Liebster vient de l’allemand, et signifie « le préféré », le « favori », le « plus cher ».  Le Liebster Blog Award est accordé à des blogueurs ayant moins de 200 abonnés.
Quelques règles à suivre pour recevoir cet Award :
-Chaque nominé doit écrire 11 choses sur lui,
- Chaque nominé doit répondre aux 11 questions de la personne qui l’a tagué, et créer à son tour 11 autres questions,
-  Chaque nominé doit choisir 11 autres blogueurs, insérer le lien vers leurs sites dans son article et les informer de ce tag,
- Interdit de taguer son tagueur !
 11 petites choses sur moi :
-J'ai un prénom très court et très commun.
-Je viens d'avoir 17 ans et ça ne me rend pas forcément heureuse.
-Je suis en filière littéraire et je compte m'orienter vers une fac de droit.
-Je monte à cheval depuis toute petite, j'ai le galop 5 mais ce qui m'intéresse le plus dans l'équitation c'est la relation avec le cheval. Je suis très intéressée par l'éthologie :)
-Je fais de la danse classique depuis un an et on peut dire que je suis tombée sous le charme de cette discipline.
-J'aime beaucoup les animaux. J'ai un chien, un Berger Shetland, un hamster et un poisson rouge qui a déjà fait son apparition sur le blog !
-Je suis vraiment gourmande et j'ai une passion pour les Kinder et les M&M's Crispy *o*
-Je regarde assez peu la télé, par contre je passe beaucoup de temps sur mon ordinateur.
-J'ai toujours aimé lire et écrire, ce sont deux passe-temps qui me suivent depuis toute petite (surtout la lecture).
-J'ai fais un an de poterie, c'est plutôt sympa comme activité.
-Et enfin, j'ai récemment découvert que j'adorais Beyoncé.
 
Mes réponses aux questions de Topobiblioteca :
-Que fais-tu pour te détendre ? Je lis ou je fais du sport.
-Quel est le mot que tu préfère et / ou celui que tu déteste ? J'adore le mot "Arc-en-ciel" et je déteste le mot "Croûte"
-Pantalon patte d’éléphants ou slim ? Slim sans hésitation possible !
-Quelle est la série TV qui à bercée ton adolescence ? Les Frères Scott :)
-Quel est ton péché mignon ? La raclette ! Je pourrais en manger tous les jours.
-Mer ou montagne ? Mer.
-Quelle est la personne la plus importante pour toi ? Ma maman sans doute mais je trouve cette question vraiment dur !
-Quel est le projet que tu voudrais réaliser le plus dans ta vie ? Sans doute réussir ma vie autant professionelle que privé.
-Quel est ta chanson préférée ? Je n'en ai pas vraiment mais j'aime beaucoup "Eyes open" de Taylor Swift.
-Qu’est-ce qui te révolte le plus en ce moment ? Peut être les algues vertes en Bretagne.
-Un mot pour les générations futurs ? Bon courage ;)
 
Mes 11 questions :
-Aimes-tu ton prénom ?
-Pourquoi ce pseudo ?
-De quoi as-tu peur dans la vie ?
-Quel est ta couleur préférée ?
-Aimes tu les animaux ?
-Quel est ton film préféré ?
-Pour toi l'amitié entre fille et garçon est-elle possible ?
-Es-tu accro aux écrans ?
-Quel serait pour toi le livre qu'il faut lire au moins une fois dans sa vie ?
-Qu'est-ce qui te passionne dans la vie ?
-Si tu devais faire passer un message au monde ce serait ... ?
 
Les personnes que je nomine sont donc :
 
Ce sont en fait les blogs que je visite le plus souvent :)
 

J'ai vécu... le Mur de Berlin


Le Mur de Berlin. En troisième je me souviens avoir été vivement intéréssée par le sujet. Sans aller plus loin. Et puis, à l'occasion d'un cours sur la guerre froide il y a quelques jours, j'ai fouillé un peu le C.D.I de mon lycée.
Et je suis tombée là-dessus :
 

 
Exactement ce que je cherchais. Des témoignages. Du concret quoi.
Au nombre de trois ils offrent un magnifique éclairage sur la vie à Berlin : avant, pendant et après le mur.
A l'Ouest d'abord avec un monsieur très courageux, Ralph Kabisch, qui a aidé à la construction d'un passage sous-terrain. Il a défié les gardes-frontières et aidé à s'évader des dizaines de fugitifs.
Sur le Mur ensuite, avec un garde-frontière justement, Raimur Richard dont le nom a été changé. En effet il est considéré par certains "comme un homme à abattre" car "pour une partie de l'opinion publique allemande, avoir été garde-frontière au temps de l'Allemagne de l'Est, c'est aussi terrible qu'avoir servi dans la Waffen SS". Même s'il s'est retrouvée là contre son gré, un peu par hasard. Alors qu'il n'est qu'une des nombreuses victimes du régime communiste de l'époque. Il voulait simplement faire des études longues : il raconte ce qu'il a dû subir avant de pouvoir atteindre son but.
A l'Est enfin, Ruth Misselwitz, pasteur, témoigne de sa révolte envers une dictature qui l'oppressait. Elle explique comment, avec les moyens du bord et au péril de sa vie elle a tenté de faire changer les choses en créant, en pleine Guerre Froide un "Cercle pour la paix". Plus tard elle découvrira que la Stasi avait eû pour projet de la tuer.
Après ces témoignages tout de même parlant, suit un dossier apportant des précisions sur le contexte de la Guerre Froide et sur le Mur.
En bref, je recommande ce livre qui se lit rapidement et permet d'avoir un aperçu assez complet de ce qu'était la vie au temps du Mur de Berlin.

Vivants, Isaac Marion


Quatrième de couverture :
R est un zombie. Il n'a pas de nom, pas de
souvenirs, pas de pouls. Mais il rêve. Dans
les ruines d'une ville dévastée, R rencontre
Julie. Elle est vivante, palpitante. C'est un
jaillissement de couleurs dans un camaïeu
de gris. Et sans vraiment savoir pourquoi,
R choisit de ne pas la tuer. C'est le début
d'une étrange relation, à la fois tendre et
dangereuse. Ce n'était jamais arrivé. R
bafoue les règles des Vivants et des Morts.
Il veut respirer de nouveau, il veut vivre,
et Julie va l'aider. Mais leur monde ne se
laissera pas transformer sans combattre.
 
Mon premier livre sur les zombies. J'aurai pu plus mal tomber !
Déjà premier point positif, la couverture. Sobre, intrigante : elle illustre bien l'histoire en fait.
R. est donc un zombie. Soit. Même si je ne m'y connais pas franchement en zombie, j’ai trouvé l'histoire originale et bien développée. J’ai particulièrement aimé la fin qui ne m’a pas laissé sur ma faim (jeu de mot hilarant !) pour une fois.
Les personnages sont attachants, bien que je trouve que l’auteur ne creuse pas assez la psychologie de Julie. J’aurai bien aimé en savoir plus sur elle. Et aussi avoir un peu plus d’explications sur la relation entre Perry et R qui est quand même assez exceptionnelle et capitale pour l’intrigue. Mais parlons de R tiens. D'emblée il est plutôt amusant, avec le contraste entre ses pensées (intéressantes d'ailleurs, pour un zombie) et son incapacité à les formuler. On sent bien son évolution à travers ses erreurs, ses errances, son questionnement… Les personnages secondaires sont surprenants et agréables, ils ajoutent un véritable plus à l’histoire, lui donnant une certaine profondeur. Coup de cœur pour le charmant M, au passage.
L’écriture est simple, fluide, les phrases courtes mais belles. On se laisse facilement emporter par l’histoire.
De plus Isaac Marion nous offre une jolie critique, certes un peu exagérée (mais si on y réfléchit pas tant que ça) de notre société de consommation, matérialiste et totalement inconsciente de ses actes. C’est un aspect du livre que j’ai particulièrement apprécié, cette vision d’une fin du monde dont nous serions les seuls responsables.
Même si je n’ai pas eu un coup de cœur magistral, j’ai passé un très bon moment de lecture. Je recommande donc ce livre aux amateurs de zombies mais aussi d’histoires d’amours.

"Nous sommes là, autant faire avec. Nous ne nous plaignons pas. Nous ne posons pas de questions. Nous vaquons à nos affaires. Il y a un gouffre entre moi et le monde qui m'entoure, tellement grand que mes sentiments sont incapables de le franchir. Le temps que mes cris atteignent l'autre bord, ils se sont transformés en grognements."

Je me remercie Livraddict et les éditions Bragelonne pour ce magnifique partenariat.

Un petit air de peinture

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un peintre pour lequel j'ai eu un vrai coup de coeur, j'ai nommé James Tissot.

James Tissot 3
 
Jacques-Joseph Tissot, dit James Tissot, né à Nantes le 15 octobre 1836 et mort à Chenecey-Buillon en 1902, est un peintre et graveur français. Il a passé une partie de sa vie en Angleterre où il était apprécié comme peintre de la haute société de l'époque victorienne.
Après des études à l'Ecole des beaux-arts de Paris, il expose au Salon de 1859 des œuvres plutôt traditionnelles, puis il devient le peintre des toilettes féminines et de la société mondaine de la fin du Second Empire. Après la guerre de 1870 et la Commune de Paris, il s'installe à Londres en 1871 où il réussit brillamment comme peintre de l'élégance féminine et comme caricaturiste pour Vanity Fair. À la mort de sa compagne Kathleen Newton en 1882, il revient à Paris et expose avec succès des portraits de femmes de diverses conditions sociales dans leur environnement quotidien. À partir de 1888, il vit une révélation religieuse et se consacre dès lors jusqu'à la fin de sa vie à des sujets bibliques, nourrissant son art d'observations effectuées lors de voyages en Palestine et à Jérusalem : ces œuvres chrétiennes largement éditées en français et en anglais lui assurent alors une grande renommée.
(Source Wikipédia)
 
Laissons maintenant place  à quelques une des ses oeuvres

James Tissot 6

James Tissot Hide and Seek

James Tissot Seaside

James Tissot

James Tissot 7
 
Bien que je ne sois pas très calée en matière de peinture, il me semble qu'il se dégage de ces oeuvres une véritable poésie, un charme certain. La beauté de ces femmes est épatante. Elles sont toutes différentes certes, mais finalement, sous le pinceau de James Tissot elles semblent très proches, notamment avec ce petit air de je-ne-sais-quoi qu'elles affichent. Enfin, vous l'aurez compris, j'aime beaucoup ce peintre et j'espère qu'il vous aura plu autant qu'à moi !

Une place à prendre, J.K. Rowling



 


Quatrième de couverture :

Bienvenue à Pagford, petite bourgade tranquille en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre...
Comédie de moeur, tragédie teintée d'humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adulte révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.

 
Impressions :

Une place à prendre est avant tout un roman de J.K Rowling et ceci n'est pour moi, absolument pas négligeable, bien que qu'il n'est rien à voir avec Harry Potter donc je ne parlerai pas -ou presque. Je vous dis ça simplement parce que c'est avec une grande joie que j'ai lu et reçu ce roman dont j'attendais beaucoup et qui, autant l'avouer de suite, m'a énormément plu.
J'ai trouvé le début relativement lent mais en même temps, il permet de mettre en place tous les éléments d’une intrigue qu’on sent déjà complexe. Cependant une fois le décor et les personnages posés, je me languissais de découvrir la suite que j’espérais haute en couleur et à la hauteur des personnages divinement compliqués et tordus que nous proposais J.K Rowling. Je n’ai pas été déçue. Rowling emploie un ton mordant et très ironique ( qu’on retrouve un peu dans HP bien que ce ne soit pas du tout dans les mêmes proportions), parfaitement savoureux, et qui est je pense une des bases de ce roman.
Une autre des bases de ce roman est évidemment ces personnages. Andrew, particulièrement, m'a vraiment touchée. Je ne sais pas trop pourquoi, peut être à cause de son visage pustuleux, de son père immonde ou encore de sa passion débordante pour une fille inaccessible... Enfin, je cite Andrew parce que c'est lui mon "chouchou" mais tous les personnages sont tellement... réels qu'ils en deviennent véritablement attachants, même avec leurs horribles secrets, leurs manipulations insensées et leur tendance au mensonge. Au final on pourrait presque croire qu'il sont vivants, qu'ils existent. Mais je pense que c'est un peu le cas. Rowling s'est très certainement inspirée des gens qui l'entourait (ou pas) pour décrire ses personnages. Même Gaia qui m’a paru au premier abord plutôt « cliché » à finit par me séduire.
Enfin, je pense qu'il ne vaut mieux pas lire Une Place à prendre en période de déprime, au risque de voir son état s'aggraver. Je plaisante mais à peine. C'est un livre très sombre, très noir, et qui m'a fait comprendre que j'étais plutôt optimiste en fin de compte haha
C'est véritablement un livre à lire et relire pour en saisir tous les détails et toutes les subtilités.
Jusque dans les derniers mots l’auteure nous enfouit sous l’hypocrisie et la lâcheté de notre temps. Je ne dirais rien de plus sur la fin parce que pour moi qui suis habituellement fâchée avec les fins, celle-ci est comme l’apothéose du roman, sa finalité. A mon sens elle occulte toute l'intrigue et tout prend un sens. C'est bien sur un avis très subjectif.
 
Je donne donc 19/20 à Une Place à prendre, parce que rien n’est parfait et que j’ai horreur de finir sur une note amère même si elle est délicieuse.

Un passage : "Au pied de leur colline se trouvait une maison nichée dans un jardin en forme de triangle. Les quatre enfants Fairbrother attendaient en général devant le portail, mais il n'y avait personne aujourd'hui. Les rideaux étaient tirés.
Andrew se demanda si la coutume voulait qu'on reste enfermé dans le noir quand quelqu'un était mort."

 
Autres :
Edition Grasset
680 pages
22.8 €
Je remercie Price Minister  pour ce partenariat. Vous pouvez retrouver toute la sélection ici et voir la fiche d'Une Place à prendre là.

poh

27 juin 2013

Tom Petit homme Tout petit homme Tom, Barbara Constantine

Impressions : Quatrième de couverture :
Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobile home
avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l'a eu à treize ans
et demi). Comme Joss adore faire la fête et partir
en week-end avec ses copains, Tom se retrouve
souvent seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger,
 il va chaparder dans les potagers voisins... Mais comme
il a peur de se faire prendre et d'être envoyé à la  Ddass
 (sa mère lui a dit que ça pouvait arriver et qu'elle
 ne pourrait rien faire pourle récupérer), il fait très attention.
Un soir, en cherchant un  nouveau jardin où faire
ses courses, il tombe sur Madeleine  
(quatre-vingt-treize ans), allongée au milieu
de ses choux, en larmes parce qu’elle n’arrive
pas à se relever. Elle serait certainement morte,
la pauvre  vieille, si le petit Tom n'était pas passé par là...
Ce qui m'a d'abord frappé avec ce livre ? Sans doute son titre : un peu imprononçable au début mais qui, finalement, se révèle assez marrant à prononcer (essayez vous verrez !).
Bref, Tom donc, petit garçon de onze ans est ... un voleur. Un voleur scrupuleux certes, mais un voleur tout de même, ce qui ne rend pas sa vie forcément très facile. Sa mère Josse ne la lui facilite pas vraiment non plus : elle n'a aucune patience et a par conséquent beaucoup de mal a contenir sa colère, sort avec ses amies jusqu'à pas d'heure et interdit à son fils de l'appeler "maman". J'avoue qu'au début du roman je ne l'aimais pas beaucoup mais au fur et à mesure on apprend à la connaître et puis, il faut dire aussi, qu'elle fait des efforts Joss !  Enfin pour en revenir à Tom, je dirais que c'est un petit homme bourré de qualité dont la principale est sans doute la gentillesse. C'est d'ailleurs de cette qualité que découle toute l'intrigue (ou plutôt les intrigues).
C'est par cette qualité qu'il rencontre Madeleine, petite vieille vivace et qu'il devient l'attraction préféré de deux anglais (excellents au passage). J'ai bien aimé Samy, aussi, ancien prisonnier reconverti en conducteur de corbillard et assez pathétique dans son genre gros-dur/sensible.
Je pense que le fond du roman n'était peut être pas des plus original mais que le roman en lui-même était plein de références originales : les personnages, les animaux (la poule, le chien et le chat de la vieille ... ) mais aussi la façon d'écrire de Barbara Constantine. Elle écrit de façon très simple, succincte, dénuée de toutes fantaisies inutiles mais pas de poésie (la poésie n'est pas une fantaisie inutile !). Pour finir je dirai que l'auteure donne au livre une atmosphère spéciale, unique et très chaleureuse.
Voila, n'hésitez pas à le lire, de toute façon il est court alors si vraiment vous le detestiez (ce dont je doute beaucoup) vous ne perdrez pas trop de temps ;)

Passage : "Après le dîner, Tom retourne chez les voisins. Il se planque sous leurs fenêtres. Il aime bien les écouter. Ils sont un peu spéciaux. Entre eux, ils se disent "vous". Et ils se parlent toujours très poliment, même quand ils sont énervés. En plus, le mari a un accent anglais plutôt rigolo."

Autres :
Edition Le Livre de Poche
210 pages
5,70 €
 
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