18 oct. 2017

Gloria, Martine Pouchain



"Une lueur rase les sommets au loin. Quelques phares croisés les éblouissent.


- Ca m'étonnerait beaucoup que t'es ma mère, déclare Jamie.
- Pourquoi ?
- Une mère a pas le temps de se balader. Elle travaille.
- Qu'est-ce que t'en sais ? T'en connais beaucoup, des mères ?
- Tu vois, ça, une mère le dirait pas.
- Moi aussi je travaille. Là, je suis en vacances.
- Et tu fais quoi comme travail ?
- Actrice."







Je remercie les éditions Sarbacane pour cet envoi.


Gloria c’est un de ces romans qu’on referme avec le sourire aux lèvres comme au retour d’une promenade particulièrement agréable ou comme lorsqu’une personne que vous estimer vous complimente sur cette jolie robe que vous venez d’acheter. Gloria c’est ça, un ouragan qui pourrait tout ravager mais qui se contente d’amener le bonheur avec elle. C’est une jeune femme qu’on apprend à aimer malgré tous ses défauts, malgré les petits arrangements qu’elle passe avec le diable. On l’aime parce qu’on comprend que c’est la vie qui veut ça, que c’est la vie qui nous façonne et qui fait de nous ce que nous sommes, tout comme les gens qui nous entourent. Et puis, il y a nos choix, des choix qu’on fait parfois en un clin d’oeil et qui font basculer toute notre vie. Je ne crois pas tellement au destin mais plutôt que la vie n’est qu’une succession de choix (d’où ma grande indécision, mais tel n’est pas le sujet du jour). C’est juste que pour moi ce roman c’est ça : l’histoire d’un choix. 

Ce roman m’a parlé, bien plus que le précédent livre de l’auteure « Dylan Dubois ». Si j’ai trouvé la plume de l’auteure toujours aussi précise, cassante et surtout, follement captivante, j’ai aussi trouvé l’héroïne plus at tachante, en tout cas j’ai vraiment réussi à m’identifier à elle. J’ai ressenti de belles émotions et je remercie les éditions Sarbacane de publier de si jolis romans !

En bref, un roman frais et revigorant comme un verre d’eau en plein désert.

Un passage : "Des jours tourbillonnants s'ensuivent. Gloria relit la carte de Fitz cinquante fois par jour, croit y respirer les résidus de son odeur, apprend par coeur son numéro et son adresse pour ne plus jamais les oublier - mais oublie de manger, de dormir, et se demande pourquoi la tête lui tourne à tout instant. Ses nuits sont rondes de sa présence, il dort tout contre elle, ne la quitte plus."



267 pages
15,50 €

9 oct. 2017

Saisis ta chance Bartholomew Neil, Matthew Quick


Pendant trente-huit ans, Bartholomew Neil a vécu seul avec sa mère... jusqu’au jour où elle succombe après une longue maladie. Dès lors, comment vivre sans elle ? Ainsi commence la quête de notre héros pour se construire une nouvelle famille.



Un prêtre défroqué, une bibliothécaire agoraphobe, un acolyte survolté, rencontré en analyse sur les conseils d’une psychothérapeute elle-même borderline, sans oublier le lien cosmique que Bartholomew est persuadé d’avoir avec Richard Gere... Tout ce petit monde va bientôt s’embarquer dans une Ford Focus de location, à la recherche d’un mystérieux Parlement des Chats, et de bien plus encore.




Je remercie les éditions Préludes pour cet envoi.

C'est assez rare avec les éditions Préludes mais je dois bien avouer que ce roman a été une petite déception pour moi. Bien qu'il soit apparemment un best-seller je n'ai pas vraiment accroché. Ce n'est pourtant pas faute de rebondissements ou de personnages atypiques et attachants. Je n'ai tout simplement pas pu m'empêcher de me demander à longueur du roman où l'auteur voulait en venir. En toute honnêteté je crois que je me suis ennuyée : je n'ai pas réussi à rentrer dans le roman, ni à me sentir concernée par le sort de Bartholomew. Et pourtant comme dit plus haut il avait tout pour me plaire : une personnalité complexe, un esprit alambiqué et surtout un air de ressemblance frappant avec Forrest Gump (film que j'ai absolument adoré).

A mon avis, le problème que j'ai rencontré avec ce livre est le style employé par l'auteur. Des phrases souvent courtes, dénuées de détails ou de descriptions superflues, sans sentiments même. Je sais que ce style était dû au fait que le narrateur n'est autre que Bertholomew, mais du coup je n'ai pas été emballée par ma lecture. Bien que je ne remette pas du tout en cause la qualité du roman, il n'était tout simplement pas fait pour moi et j'en suis vraiment désolée après mes nombreux coup de coeur dans cette maison d'édition. 
Mais comme qui dirait ce n'est que partie remise ! 

En bref, un roman frappant de sincérité et puissant de vérité qui n'a pas su me convaincre bien que Forrest Gump lui-même aurait approuvé !

Un passage : "Bartholomew avait fait des heures supplémentaires dans la peau du fils de sa mère pendant presque quarante ans. Bartholomew avait été émotionnellement écorché vif, décapité et crucifié tête en bas, tout comme le saint dont il portait le prénom, selon différentes légendes – sauf que c’était métaphorique –, mais aussi dans le monde moderne bien réel, d’aujourd’hui. Être Richard Gere, c’était comme appuyer sur le bouton de ma propre pompe mentale à morphine."


14,60 €
384 pages

4 oct. 2017

Marque-page #45



Voici un nouveau marque-page :) 
J'espère qu'il vous plaira, dites moi ce que vous en pensez ! 
Et ce que vous lisez aussi, je suis curieuse !
A très vite ♥



1 oct. 2017

Moi après mois... Septembre 2017



Une rentrée sur les chapeaux de roue// On a failli gagner des trottinettes les gars ! // #c'estquoicetteécole // On est plus à la fac // Découvrir les petits astérisques bien cachés en bas à droite du contrat // Quand on ne te dit pas de passer ton TOEFL et que du coup tu ne peux pas partir aux US // Magique // Faire plein de rencontres // Se constituer une petite bande sympathique // Un week-end parisien de folie // Des brochettes de boeufs au fromage parfaites // Voir l'évêque des armées à Notre-Dame // Acheter un livre en anglais qu'on ne lira certainement jamais mais être contente parce qu'il y a le tampon de Shakespeare&cie dessus // Une glace à Amorino // S'émerveiller au Louvres // Atterir devant le Café de Flore et se dire que Paris est vraiment une belle ville // Avoir de grosses hésitations sur son choix d'orientation // Se dire que puisqu'on y est autant se donner à fond // Sortir plus que de raison // Découvrir les SAT (anciennement connue sous le doux nom d'OB) // La finance en anglais ça pique dur // Comprendre que ce qu'on t'a dit sur le fait qu'il n'y a pas de travail en école de commerce c'est du pur mensonge // Savoir où on va se retrouver en janvier prochain // Hello Oslo ! // Se dire que cette fois, une liseuse serait peut être bienvenue // Se rendre compte qu'on a posté que deux fois sur le blog ce mois-ci // Mais s'excuser parce qu'on a sorti deux vidéos dont une pour une très chouette collaboration !


25 sept. 2017

Café ! Un garçon s'il vous plaît, Agnès Abécassis



Envie d’un bon café ? Il suffit de demander ! Sauf quand on se goure dans la formule… Vous avez commandé un garçon ?

En voici un sur un plateau, se dit Lutèce, lorsqu’elle retrouve la trace de son premier amour. Mais le temps aura-t-il su préserver la chaleur de leurs souvenirs ?
Et puis arrive Tom, le flic tendre. Quand Régine le trompe et qu’il le découvre, par dépit, il la trompe aussi. Avant de comprendre qu’elle n’avait pas fauté. Aïe !
Ava, c’est l’artiste peintre qui aime trainer dans les cafés pour y chercher l’inspiration. Un jour, on lui commande le portrait d’une star de cinéma. L’occasion pour sa carrière de décoller ! Mais rien ne se passe comme prévu, et elle qui pensait boire du petit lait risque de devoir attendre un peu avant de sabrer le champagne.
Une histoire pleine de rires, de larmes, de chocolat avec un soupçon de crème. Le point commun de tous ces personnages ? 
L’amour est réellement leur tasse de thé.


Je remercie les éditions Le livre de poche pour ce bel envoi.


Agnès Abécassis a toujours été une auteure que je souhaitais lire, elle faisait parti de ces auteurs qui, vous le savez, va vous plaire mais que vous ne prenez pas le temps de lire sans trop savoir pourquoi. Toujours est-il que, comme prévu, j'ai adoré ma lecture, j'ai adoré la plume d'Agnès Abécassis et j'ai surtout adoré ses personnages. On suit leurs destins se croiser et se mêler, s'effleurer... J'ai aimé découvrir les secrets et les souffrances de chacun. J'aime la complexité chez les personnages de papier, qu'ils soient uniques et pour le coup, j'ai été servie ! Agnès Abécassis a su dépeindre les sentiments et les émotions de sa galerie de personnages avec beaucoup de douceur et de tendresse.


C'est le genre de livre qui rentrerait parfaitement dans une pile à lire de l'été ! Pas prise de tête, drôle à souhait, piquant par moment : c'est le roman doudou par excellence. On s'y plonge avec délectation,  un peu comme lorsque on se baigne après être resté trop longtemps au soleil. 

En bref, un roman frais, léger et merveilleusement agréable à lire ! J'ai hâte de lire d'autres romans d'Agnès, je suis sûre qu'ils me plairont tout autant.

Un passage : "Mon tendre crétin. Dans ton job, tu es dur comme un parpaing. Mais dans ta vie privée, tu n'es qu'une éponge à émotions. Et les éponges, si elles ont une capacité d'absorption infiniment supérieure à celle d'un parpaing, ce qui les enrichit, sont en revanche dépourvues de coquille, ce qui les fragilise."


7,60 €
384 pages

9 sept. 2017

Les secrets de Brune, Bruna Vieira & Lu Caffagi


C’est bientôt la rentrée et Brune change de collège… Son angoisse grandit à mesure que le jour fatidique approche. À quoi ressemblera sa nouvelle vie ? Son histoire commence… Brune est une adolescente timide et secrète, qui s’interroge sur sa vie, sur le monde qui l’entoure. Ses copains de classes, ses professeurs, sont autant d’énigmes qu’elle peine à résoudre. Comment trouver la clé ?…

« Les secrets de Brune » sonnent comme une invitation à se découvrir, se faire confiance, et pourquoi pas, s’aimer… C’est la recherche du pont qui relie la vie d’une fille ordinaire à ses rêves les plus secrets, un voyage intime sur les ailes d’une hirondelle. Délicatesse et finesse du dessin donnent corps au texte de Bruna Vieira.



Je remercie les éditions Sarbacane pour cet envoi.

Moi qui n’ai pas l’habitude de lire des albums j’ai été immédiatement conquise par les illustrations so sweet de celui-ci. A peine reçu aussitôt lu, j’ai adoré me perdre dans ces pages empreintes de poésie. Cet album est un véritable hymne à l’amitié et à la confiance en soi. Cet album a été un véritable bol d’air à la manière d’une promenade au coucher du soleil. Je me suis beaucoup reconnue dans Brune ayant moi-même pas mal changé d’école, ce stress et ces questions sur les autres m'ont énormément parlé. Cette lecture fut donc un très agréable moment de détente et je la recommande vivement.

En bref, un album rempli de tendresse et d’amour qui réconforte et donne envie de sortir de son cocon pour aller de l’avant.


15,50€

4 sept. 2017

Moi après mois... Août 2017



Des cartons, des cartons, des cartons // Détapisser, peindre... //  Devenir une pro du bricolage // Nettoyer, ranger, dormir... Et on recommence // Droguer ses brebis pour les déménager // Faire une petite boulimie livresque // Travailler sur le blog pour aborder la rentrée zen // Faire des photos Instagram avec sa soeur // Se dire que si les voisins vont te prendre pour une folle perchée sur un escabeau avec un livre à la main // Se mettre à fond sur Desperate Housewives // Un nouveau partenariat absolument fantastique // Et pas si inattendu qu'il n'y paraît // Prolonger les vacances aux Sables d'Olonnes // Un passeport à renouveler // Accueillir un petit chaton trop mignon // Totalement fondre pour cette boule de poils // Croiser les doigts pour que mon chien adoré l'accepte // Se rendre en écrivant ce bilan qu'on a pas beaucoup varié ses activités ce mois-ci... // Se dire que le mois prochain sera probablement beaucoup plus fourni !

31 août 2017

Marque-page #44



Voici un nouveau marque-page, vous allez en avoir régulièrement, j'en ai un sacré stock et avec des images libres de droit en plus :) 
J'espère qu'il vous plaira, dites moi ce que vous en pensez !
A très vite ♥



26 août 2017

Amuse-bouche, Stéphane Carlier

Julien, conseiller des Affaires étrangères, beau gosse ambitieux, vit une histoire avec Pauline, une superbe assistante parlementaire. Un soir, il lui écrit un sexto particulièrement cru qu’il envoie par erreur à Philippe Rigaud, diplomate chevronné à deux ans de la retraite. Une boulette qui fait l’effet d’une bombe dans le quotidien ronronnant du couple Rigaud. Dans celui, surtout, de Marie-Ange, la très sage épouse de Philippe qui, décidée à enquêter sur les infidélités de son mari, est loin d’imaginer ce qu’elle s’apprête à découvrir...










Je remercie les éditions Cherche-Midi pour ce bel envoi.

Après mon incroyable coup de coeur pour Les Dieux du Tango j’étais pressée de découvrir cette nouvelle parution. Et je peux vous dire que je n’ai pas été déçu par ce livre extrêmement mordant.  

Stéphane Carlier a une écriture très plaisante, très libre, vive et moderne à la fois. Il fait parti de ces auteurs qui arrivent à vous plonger dans leur univers et à dépeindre un personnage en quelques mots bien sentis. J’ai énormément accroché avec les personnages de ce roman, notamment avec Marie-Ange qui s’est avéré être une femme pleine de surprise, moi qui partait avec beaucoup d’antipathie à son égard.  Son histoire, qui se mêle à deux autres, est celle qui m’a le plus touchée et intriguée.
En ce sens, j’ai été un peu frustrée par la fin trop rapide à mon goût. Je  m’étais attachée à ses hommes et femmes de papier, j’aurais aimé leur dire adieu un peu plus longuement. Enfin c’est bien la preuve que ce roman était de très bonne qualité… quand on a pas envie de refermer ce livre c’est en général très bon signe.

En bref, un roman addictif et bien écrit avec des personnages bourrés de charme. A lire de toute urgence.

Un passage : "Elle fumait tellement qu'en l'écoutant on se raclait la gorge. Elle fumait tellement qu'en l'écoutant même ceux qui ne fumaient pas avaient envie d'arrêter."

16,50€
304 pages

22 août 2017

La fourmi rouge, Emilie Chazerand

Vania Strudel a 15 ans et :

- un père taxidermiste qui l'emmène à l'école à bord de sa « ouafture »
- une ennemie jurée, qui est aussi la fille la plus populaire du lycée
- un oeil qui part en vrille, et une vie qui prend a peu près la même direction

Bref, son existence est une succession de vacheries.

Mais un soir, elle reçoit un mail anonyme qui lui explique qu'elle n'est pas une banale « fourmi noire » sans ambition.
Elle serait plutôt du genre FOURMI ROUGE.




Je remercie les éditions Sarbacane pour ce bel envoi.

La Fourmi Rouge... je savais rien qu'à sa couverture et son résumé que j'allais aimer ce roman mais jamais je n'aurais imaginé que je l'aimerais autant.

Vania, l'héroïne aux airs de Georgia Nicholson française, m'a fait passer un moment de lecture d'une rare intensité ; je crois sérieusement n'avoir jamais autant ri en lisant un livre. C'est simple, sa biographie pourrait s'intituler "Vania originale malgré elle". Et pour cause, la vie de Vania Strudel est pour le moins... compliquée. Toutefois, les rebondissements et péripéties qui parsèment sa vie ne seraient rien sans son humour délicieusement cynique. Qu'on se le dise, à côté d'elle les maîtres de l'humour noir peuvent aller se rhabiller. 
Vania c'est un peu la super copine que toute adolescente rêve d'avoir en secret, elle est un véritable paratonnerre au ridicule ! Dès qu'une situation extrêmement gênante doit arriver, elle le sait, elle le sent (pardon pour cette reprise involontaire de Diam's) c'est sur elle que ça va tomber.

En réalité, Vania c'est juste une ado normale : tous les malheurs du monde semblent lui tomber dessus et chaque événement de sa vie est amplifié puissance un million, mais c'est ce qui fait son charme !
Je suis persuadée que peu importe votre âge ce roman pourra vous plaire, que vous soyez en pleine crise d'adolescence ou que vous en soyez sorti depuis des années vous ne pourrez qu'être charmé par le formidable enthousiasme que dégage ce livre. Ce roman c'est de la dynamite pure et je suis vraiment heureuse de l'avoir lu : en plus d'être un sacré page-turner, c'est le meilleur antidépresseur que je ne connaisse !

Je ne connaissais pas Emilie Chazerand mais il est clair que je serais dans les starting-blocks si elle ressort un livre ! J'ai juste adoré sa plume survoltée et exaltée qui donne un ton totalement libérateur à son roman mené tambours battants. En le lisant on a juste envie de faire péter ses complexes, d'atomiser ses préjugés et surtout de crever les yeux de Charlotte Kramer (l'ennemie jurée de Vania). 

En bref, un roman addictif, drôle et intelligent : un seul conseil, lisez-le !

Un passage : "Au fond, je suis surtout handicapée par une propension irrépressible à tout faire de travers : je ne porte pas les bons vêtements, je n’écoute pas la bonne musique, je n’ai pas les bons hobbies. Quoi que je fasse, je suis à côté. C’est comme ça depuis toujours.
Mais pour une fois, je plaide non coupable : c’est une question de génétique, une affaire de famille. J’ai également reçu en héritage la sensation de jambes lourdes, la peur du vide et une tendance naturelle au ridicule.
Mon père reste pour moi le plus grand et fier représentant de cette lignée. J’ai un bon milliard d’anecdotes pour le prouver.
Au hasard : la fête d’anniversaire de Karen Boutboul. Elle fêtait ses six ans, et papa avait tenu à ce que je lui fasse cadeau d’un chaton. Empaillé.
Ah oui, j’oubliais : mon père est taxidermiste. (Vous voyez : je n’exagérais pas en parlant de « tendance naturelle au ridicule ».) Lui, il affirme que c’est bien plus qu’un métier ou une passion. Que c’est une véritable vocation.
« Pour offrir l’éternité à vos cher compagnons,
je suis le champion. »
Ça, c’est ce qu’il a fait imprimer sur ses cartes de visite (car oui, il est également adepte de rimes pauvres et jeux de mots nuls).
Cependant, je dois reconnaître que son commerce marche étrangement bien.
Dans l’esprit de mon si fantasque géniteur, ce cadeau superbe aurait dû m’assurer à jamais l’amitié de Karen. Seulement voilà : elle a hurlé en voyant le contenu du paquet. Sa mère a hurlé en voyant le contenu du paquet. Les huit autres fillettes ont hurlés en voyant le contenu du paquet.
Moi, je ne sais pas trop pourquoi, je m’efforçais de continuer à sourire. Ce qui me donnait un air de sadique comme on en voit seulement dans Esprits Criminels."
254 pages
15,50 €

14 août 2017

Si j'avais su que tu deviendrais si belle je ne t'aurais jamais laissée partir, Judy Chicurel

Depuis sa rue de Comanche Street, à Long Island, Katie Hanson fait partie de cette jeunesse qui regarde de loin le rêve américain. Alors qu’en 1972 commence son dix-huitième été, que les soirées rallongent, que les rues et la plage s’animent, elle a le sentiment que sa vie reste en suspens. Ses pensées sont ailleurs, tournées vers sa mère qui l’a abandonnée, et vers Luke qu’elle aime secrètement et qui revient, transformé, de deux ans au Vietnam. Entre les confidences de ses meilleures amies et les soirées au bar de l’hôtel Starlight ou le jukebox entonne les classiques de l’époque, il y a pourtant de quoi la divertir. Mitch, vétéran à la jambe de bois qui noie son traumatisme dans l’alcool, y a élu domicile. Tous deux se lient d’amitié. Sous la chaleur écrasante et moite, le temps semble suspendu et propice à la réflexion sur la route à prendre, sur ceux qui nous entourent et que l’on va quitter. Avec toute sa fragilité et sa fantaisie, Katie porte à bout de bras ce roman poétique et émouvant qui évoque ces vieux Polaroïd aux couleurs défraîchies que l’on regarde avec nostalgie et tendresse.


Je remercie les éditions Robert Laffont pour ce joli envoi. 

Autant vous prévenir tout de suite ma chronique sera assez brève et pour cause, je suis totalement passée à côté de ce roman. Je suis, pour ainsi dire, restée imperméable à son ambiance so 70's. C'est simple à expliquer : je ne me suis pas du tout reconnue dans Katie, que ce soit dans ses choix de vie, dans son caractère ou ne serait-ce que dans sa façon de voir le monde. Cet univers de drogue, sexe et rock'n'roll dans lequel elle se traîne ne m'a pas franchement enthousiasmé. Je n'ai pas non plus spécialement aimé suivre ses états d'âme sans fins et n'aboutissant jamais à rien. Je crois que je n'ai pas compris où l'auteure voulait en venir, ni ce qu'elle voulait nous dire. De plus, moi qui ai souvent un problème avec les fins je n'ai clairement pas apprécié celle-ci. J'ai eu le sentiment que quelqu'un me racontait une histoire de façon à la fois détaillée et décousue et ce, sans prendre le soin de la finir. Relativement frustrant, non ?

Toutefois, je ne remets pas du tout en cause la qualité de ce roman ni le talent certain de l'auteure à manier les mots. C'est juste que je n'ai pas accroché à cette histoire, à cette atmosphère lugubre, à ces personnages froids et détachés, s'enfonçant sans fin dans la spirale de la misère et de la drogue : cette histoire n'était pas faite pour moi voilà tout. 


En bref, ce roman n'a pas su me convaincre mais je vous conseille tout de même de tenter cette lecture si le résumé vous plaît, qui sait, il vous correspondra peut être plus qu'à moi.

Un passage : "Liz et moi avions grandi à Elephant Beach, mais Nanny et ses cousins étaient des gens de la ville, de Washington Heights, là-bas au bout de Manhattan. Leurs parents étaient partis pour les préserver des gangs, de la drogue et autres mauvaises influences, mais les gosses avaient ramené tout ça avec eux."


414 pages
20 €

7 août 2017

Le poids des ombres, Marie Laberge


Alors qu’elle ne l’a pas revue depuis sept ans, Diane doit aller identifier le corps de sa mère, Yseult, à la morgue. Parmi les effets qu’on lui remet, les bagues offertes à Yseult par les hommes qui ont traversé sa vie. Alors commence la quête de Diane cherchant désespérément un coupable : que la faute ne soit surtout pas la sienne.


Entre la mère et la fille, ce sont deux magnifiques personnages de femmes qui se nuancent chacun au fil du récit et on suit Diane à travers ses errances, colères, violences dans une dérive charnelle qui la submerge autant que ses contradictions. Comme elle bataille avant d’ouvrir les yeux et de lâcher tout doucement un contrôle qui étouffait sa vie !



Je remercie les éditions Stock pour ce bel envoi.


En voyant cette nouvelle parution de Marie Laberge je n'ai pas pu réprimer une folle envie de découvrir sa plume ailleurs que dans sa saga Le goût du bonheur (dont il me tarde d'ailleurs de lire le tome 2) (je vous ferais une chronique dans la saga quand je l'aurai fini). Toujours est-il que même si je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, la plume de Marie Laberge m'a une nouvelle fois subjuguée. 

Dans ce roman Marie Laberge met en scène deux femmes, une mère et une fille : Diane et Yseult. La mère vient de se suicider laissant sa fille en proie à ses démons et à son ressentiment envers sa mauvaise mère. Au fil du roman, l'auteure nous offre une palette de sentiments contradictoires, éclatants et sombres à la fois. Elle explore avec patience et passion la complexité des êtres humains : leurs contradictions, leurs jalousies, leurs envies et leurs amertumes... Elle mène son lecteur par le bout du nez et c'est bien la preuve (s'il en est besoin) de son immense talent. Cette histoire, sombre au possible m'a prise aux tripes et bouleversée. 

Si vous aimez les histoires profondes avec un travail phénoménal sur la psychologie des personnages, ce livre est fait pour vous !


En bref, un roman poignant qui joue avec les émotions de son lecteur comme un chat cruel jouerait avec une innocente souris. 


Un passage : "Elle était morte. Sa mère était morte et elle n'en avait rien su. Pire, elle n'avait rien senti, rien deviné, pas la plus infime intuition. Alors qu'elle aurait été prête à jurer que, d'où que ce soit dans le monde, elle aurait pu sentir l'emprise se relâcher. Comme si la lune, d'un coup, desserrait son attraction sur la mère et que les eaux, soulagées, se relâchaient et inondaient le continent. Non, aucun soulagement, aucune altération."


504 pages
22 €

2 août 2017

Moi après mois... Juillet 2017



C'est parti pour des vacances de folie // Costa Brava nous voilà // Se réconcilier avec l'Espagne // Etre sur un petit nuage tellement les paysages sont paradisiaques // Les petites criques et leur eau transparente // Les pins en guise de palmiers // Se balader dans un jardin de cactus // Se perdre dans Barcelone et arriver toute essoufflée à la Sagrada Familia // Être émerveillée par cette construction inachevée // Visiter des petits villages médiévaux // Être sous le choc face aux différences de prix des vêtements et de l'essence entre l'Espagne et la France // Une journée parfaite à Port Aventura // Malgré un mal de tête franchement mal venu // Un spectacle de flamenco // Se gaver de crêpes // Se perdre dans les langues étrangères entre le catalan et l'espagnol appris à l'école... et oublié depuis // Platja d'Aro et ses dédales de magasins à en perdre la raison // Des tapas au goût de trop peu //  Les churros décevant // Rentrer de ce paradis terrestre le coeur lourd mais le corps bronzé // Un tour de karting // Commencer à chercher un logement pour la rentrée // Se demander encore et toujours si on a fait le bon choix // Un week-end parisien avec une amie d'enfance // Se balader à Versailles et au Haras de Jardy // Aller voir Mission Pays-Basques au cinéma // En ressortir enchantée // Retrouver l'Amoureux de retour de Thaïlande // Etre noyée sous les cadeau // Une galère pour trouver un studio meublé sur Rennes // Jamais deux sans trois... // Un cierge magique // Enfin logée !

30 juil. 2017

Maresi, Maria Turtschaninoff


Parmi ces femmes, elle avait trouvé un refuge.
Aujourd’hui, elles sont toutes menacées. 

Une île invisible depuis la mer, balayée par les vents. Une communauté de femmes, de fillettes, d’anciennes. Une communauté de sœurs. Toutes ont fui la fureur du monde et, parfois, la brutalité des hommes. Et toutes sont venues se placer sous la protection de la magie ancestrale de ce lieu.
Sur cette terre de femmes, Maresi, adolescente libre, avide de connaissance et soucieuse des autres, peut s’épanouir, sans crainte de l’avenir. D’autant que, sur ces rivages, nul homme n’a le droit de poser le pied.
Mais un jour, une nouvelle fille vient demander l’asile.
Qui est-elle ? Et qui la poursuit ?


Je remercie les éditions Rageot pour ce bel envoi.

Je dirais que c'est d'abord l'esthétique de ce roman qui m'a intrigué : sombre avec des illustrations étranges et des dimensions hors-normes (il est vraiment très large !). Hors-norme on peut dire que ce livre l'est aussi. C'est une petite merveille de suspens et de mystères savamment dosés. J'ai aimé partir à la rencontre de ces femmes ayant fait le choix de se retirer du monde et de s'épargner la brutalité des hommes en s'installant sur une île aux secrets bien gardés et aux pouvoirs insoupçonnés. Mêlant réalisme, imaginaire et magie ce roman m'a fait vibrer. Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu de roman qui me procurait le sentiment de ne pas pouvoir le classer. 

En effet, j'ai beau essayer je ne pourrais pas le ranger dans une catégorie type : il oscille entre plein de genres et j'adore ça, ne pas savoir où l'auteure m'embarque et me laisser guider à l'aveugle quel plaisir. 

A travers une galerie de personnages attachants, l'auteure nous offre une histoire originale et prenante que j'ai dévoré en un clin d'oeil. J'ai notamment adoré Maresi la narratrice et son côté un peu à part : sa passion pour les livres me l'a rendu tout de suite très proche.

En bref, un roman déroutant, exaltant dans lequel on plonge avec plaisir et dont on ne ressort pas indemne.

Un passage : "Je m'appelle Maresi, fille d'Enre, et je consigne ceci en l'An 19 de la 32ème Mère. Depuis que j'ai rejoins l'Abbaye Ecarlate, il y a quatre ans, j'ai lu presque tous les textes anciens relatant l'histoire de ce lieu. Sœur O dit que mon récit sera joint à ces écrits. Je trouve ça un peu étrange. Je ne suis pas Mère, ni même une sœur expérimentée. Je suis une simple novice. Pourtant, d'après Sœur O, il est important que je témoigne de ce qui s'est passé ici. Parce que j'ai tout vu de mes propres yeux..."

272 pages
14,90 €

18 juil. 2017

♥︎ Challenge 100 pages par jour ♥︎



(non ce gif n'a pas de lien clair avec le sujet, je l'aimais bien c'est tout, après tout je fais ce que je veux c'est mon blog)

Oyé oyé braves gens
Depuis le temps que je voulais rédiger cet article, je me dois d'être un peu solennelle (si si vraiment).
Comme le titre vous a déjà magistralement spolié je vais faire abréger l'insoutenable suspens et vous révéler un challenge que je me suis lancée depuis le 12 mai (quand je vous disais que j'avais VRAIMENT du retard). Ce challenge consiste donc à lire 100 pages par jour. 
Voilà vous pouviez y aller cet article est fini... 

En effet, en rentrant d'Angleterre j'ai été saisi d'un certain malaise en voyant l'état de ma pile à lire (le genre de malaise qui ressemble plus ou moins à la sensation de se faire écraser par un montagne si voyez ce que je veux dire)
(je vous met une image au cas où ce ne serait pas le cas)


Parce que ce jour là ma PàL contenait 65 romans soit environ 27 144 pages (oui j'ai compté). 
Ce qui voulait dire que je devais lire sur la période du 12 mai au 31 août 2017, 245 pages par jour si je voulais réduire à néant ma PàL (je suis très forte en mathématiques je sais je sais). Sachant que je lis à la vitesse d'un escargot aveugle et qu'en plus j'ai une vie sociale qui a le mérite d'exister intense, je me suis assez vite rendue compte que 245 pages par jour ça n'allait pas être possible. Qu'à cela ne tienne, j'ai trouvé que 100 pages était un objectif bien plus raisonnable tout en restant ambitieux. Mon objectif était donc de lire 11 000 pages avant le 31 août pour ainsi faire baisser ma PàL de moitié

Mais où que j'en suis me direz-vous ?

Alors...

En mai (sachant que j'ai commencé le 12) j'ai lu : 945 pages
En juin j'ai lu : 1563 pages (pas fameux certes)
Et pour le moment c'est-à-dire au 18 juillet j'ai lu : 2232 (oui j'ai fait une petite boulimie livresque pendant deux semaines)

Ce qui nous fait un total de 4740 pages pour le moment.
Bon. C'est pas si mal, non ? 
Je dirais même que c'est plutôt cool car même si je suis loin de mon objectif ma PàL compte aujourd'hui 51 romans sachant que 5 petits nouveaux se sont tapés l'incruste depuis le 12 mai ! Bref je décrète la danse de la joie autorisée !


Et si par hasard vous souhaitiez vous joindre à moi dans ce challenge n'hésitez pas à me le faire savoir sur Instagram avec le #100pagesparjour et à venir me parler de vos avancées (ici ou ailleurs) ça me ferait grandement plaisir !


Sur ce, je vous laisse je n'ai pas lu mes 100 pages du jour...


8 juil. 2017

Les Dieux du tango, Carolina de Robertis

Février 1913. Leda a dix-sept ans. Elle quitte son petit village italien pour rejoindre en Argentine son cousin Dante, qu’elle vient d’épouser. Dans ses maigres bagages, le précieux violon de son père.
Mais à son arrivée, Dante est mort. Buenos Aires n’est pas un lieu pour une jeune femme seule, de surcroît veuve et sans ressources : elle doit rentrer en Italie. Pourtant, quelque chose la retient… Leda brûle d’envie de découvrir ce nouveau monde et la musique qui fait bouillonner les quartiers chauds de la ville, le tango, l’envoûte. Passionnée par ce violon interdit aux femmes, Leda décide de prendre son destin en main. Un soir, vêtue du costume de son mari, elle part, invisible, à travers la ville.
Elle s’immerge dans le monde de la nuit, le monde du tango. Elle s’engage tout entière dans un voyage qui la mènera au bout de sa condition de femme, de son art, de la passion sous toutes ses formes, de son histoire meurtrie. Un voyage au bout d’elle-même.


Tout d'abord, je remercie les éditions du Cherche-Midi pour cette sublime découverte.


En me plongeant dans ce roman j'étais loin d'imaginer le délicieux moment de lecture que j'allais vivre. Si les premières pages m'ont paru assez lentes, je me suis rapidement habituée au style relativement "lourd" de l'auteure. Je n'ai pas trouvé de terme plus adapté que "lourd" mais il ne faut pas le prendre comme péjoratif : c'est simplement que l'auteure utilise un vocabulaire sombre et des phrases longues. Donc ne paniquez pas, on est très loin de la lourdeur de Flaubert (pardon pour ses admirateurs) ça se lit très bien, il a simplement fallu que je m'adapte, notamment aux changements de narration. En effet, chose jamais vue pour ma part, l'auteure passait du "je" au "elle" au gré du roman (je ne m'en suis rendue compte que vers la fin, c'est dire si j'étais absorbée par le roman !)

Il faut dire que tous les ingrédients étaient réunis pour que que je tombe amoureuse de cette histoire : un mystère savamment entretenu, une héroïne complexe, de l'amour, de la passion à ne plus savoir qu'en faire et cette furieuse envie de vivre... mon Dieu que de perfection. Leda m'a tellement plu, je crois avoir rarement autant aimé un personnage (à part peut être Gabrielle dans Le goût du bonheur de Marie Laberge). Leda c'est de la fougue à ne plus savoir qu'en faire mêlée à une peur terrible de mourir et à tout un cocktail explosif de sentiments contradictoires. Carolina de Robertis a réussi à la rendre si vivante que c'était presque physiquement douloureux de la voir lutter et se sacrifier pour sa vie.


En bref, Les Dieux du tango est un roman délicat, qui vise juste et tranche comme une lame acérée s'enfoncerait dans un coeur tendre. A lire !

Un passage : "C’est ce qui arrive aux mélodies : elles se perdent dans l’air, comme les souvenirs. Et comme le corps. Les souvenirs, les mélodies et le corps disparaissent après notre mort. Mais un instrument n’a rien à voir avec un corps mortel. Oh non. Comme l’âme, l’instrument reste."



22€
504 pages


30 juin 2017

Moi après mois... Mai & Juin 2017



Valider sa licence en droit // S'inscrire à des Master en droit // Au cas où // Se lancer à corps perdu dans le concours de La Kube et harceler tous ses contacts // Finalement recevoir un joli colis // Faire un tour de France // Ou presque // Rennes, Paris, Dijon, Strasbourg, Angers... // Quel beau pays nous avons // Réussir ses oraux // Etre prise dans les écoles qu'on a demandé mais encore et toujours hésiter entre le droit et le commerce // Avoir l'impression d'être face à la pire décision de sa vie // Ne vraiment pas savoir quoi faire // L'anniversaire de ma petite soeur // Un tour de karting mouvementé // Once Upon a time // Cette série déchire tout // Avoir envie de se lancer à fond dans le fitness // Etre déprimée par Instagram // Des moutons à la Défense // Faire de la mise sous pli manuelle pour les législatives // La chose la plus longue et ennuyante du monde // Aller visiter le château de Claire Basler pour la fête des mères // Être ébahie par ses peintures et compositions florales // Une énorme fête foraine // Bourges ou la ville surprenante // Une journée aux Sables d'Olonnes avec des amis // Se faire dorer la pilule et manger des churros // Un week-end dans le sud-ouest placé sous le signe de la poisse // Une pensée pour la grande Simone Veil...