25 juin 2017

La meilleure d’entre nous, Sarah Vaughan

« N'oubliez pas : la pâtisserie est une preuve d'amour. » 
Kathleen Eaden, L'Art de la pâtisserie, 1966.


Angleterre, de nos jours. Le concours pour élire la nouvelle Kathleen Eaden a commencé ! Cinq candidats sont en lice, réunis par une passion commune. Mais la confection d'un cheesecake ou d'un paris-brest ne suffit pas toujours à faire oublier les blessures et les peines.
Jenny, la cinquantaine tout en rondeurs, délaissée par son mari ; Vicki, qui aspire à plus qu'à élever son petit Alfie ; Claire, la jeune caissière mère célibataire qui ne rêve même plus d'une autre vie ; Karen, dont l'apparente perfection dissimule bien des secrets ; sans oublier Mike, veuf en pleine thérapie culinaire... Au cours d'une compétition aussi gourmande qu'échevelée, tous apprendront que l'art de la vie est au moins aussi difficile que celui de la pâtisserie. 



Je remercie les éditions Préludes pour ce bel envoi.

Ce roman m’a fait l’effet d’un baume au coeur : on s’y plonge avec délice et on en ressort les papilles en éveil. Autour d’un concours de pâtisserie prestigieux quatre femmes et un homme vont se révéler et voir leur vie évoluer, prendre des chemins insoupçonnés… Qu’il était bon de suivre ces êtres de papier, de les voir se débattre dans un quotidien à la fois si banale et rude, un quotidien parfois oppressant, parfois étouffant… Un quotidien dans lequel nous pouvons tous nous retrouver et nous identifier. C’est ça qui m’a fait aimer ce roman : le réalisme et la profonde humanité des personnages. L’auteure a fait un travail merveilleux avec ses personnages jusqu’à nous les rendre aussi proche que le serait des membres de notre famille.

Sarah Vaughan a une plume assez sublime, une de ces plumes qui donne l’impression non pas de lire mais de vivre l’histoire. Un autre de ses romans m’attend dans ma PàL et je crois que je vais très vite me jeter dessus. Ce livre m’a emporté, m’a ému et s’est révélé bien plus profond qu’on ne pourrait le croire au premier abord. 


Et puis, clairement il ferait une parfaite lecture estivale : une intrigue rondement menée, du suspens, un brin de mystère et pas mal d'amour.

En bref, un roman aussi aérien qu’une chouquette dans lequel on croque à pleines dents.

Un passage : "Il existe de nombreuses raisons de faire la cuisine : recevoir, créer, impressionner, nourrir, chercher qui l’on est et, parfois, il faut bien le reconnaître, parfaire cet art. Mais souvent nous cuisinons pour assouvir une faim qui serait plus sûrement rassasiée par un simple geste de l’être cher. Nous cuisinons pour aimer et être aimé."

480 pages
7,90€

19 juin 2017

Les maîtres du vent, Judith Bouilloc

L'absence est à l'amour ce qu'est au feu le vent ; il éteint le petit, il allume le grand.

Gardien, sculpteur ou guérisseur ? Yann a tous les talents et doit choisir. Son oncle sculpteur et sa mère guérisseuse ne parviennent pas à le détourner de sa vocation première : être guerrier comme son père et intégrer la Garde de Waldgan. 

L'école des maîtres du vent puis l'école de guerre de SoenTsu font de lui un redoutable guerrier, mais il ne cesse de sculpter comme son oncle Frans et utilise ses dons de guérisseur quand l'occasion se présente.
Devenu officier, il rentre chez lui pour enfin devenir Gardien. La vie semble paisible, mais, qui a allumé le mystérieux incendie qui ravage les contrées du centre et du Nord ? Quelle sera l'issue de la bataille terrible qui s'annonce ? L'ennemi est-il celui que l'on croit ? Yann parviendra-t-il à déjouer les pièges qui se présentent à lui ? 
La vie de Yann sera bouleversée par les amitiés nouées tout au long de ses voyages. Adémar et sa hache, Baldomero le passionné de voile, Salvatica la musicienne, Rim la fille de pirate et Gaspard le montagnard forment un groupe hétéroclite et cependant très uni.
Dans un tourbillon d'aventures, au milieu des intrigues et des machinations, ils seront des héros prêts à tout pour sauver la paix.


Merci aux éditions Artège pour cet envoi et à Judith Bouilloc pour l’échange passionnant que nous avons eu au Salon du livre de Montaigu.

En ouvrant Les maîtres du vent je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre mais j’espérais réellement qu’il me plairait. Si je n’ai pas eu le coup de coeur attendu j’ai tout de même passé un très bon moment de lecture. 

Tout d’abord pourquoi je suis passée à deux doigts du coup de coeur ? Pour deux choses. La première vient non pas du style d’écriture qui était tout à fait remarquable mais plutôt de la façon dont l’intrigue se déroulait. C’est assez compliqué à expliquer car en soi je n’ai rien à reprocher à l’intrigue : elle se tient parfaitement. Le problème vient en fait de l’enchaînement beaucoup trop rapides des évènements. A peine entre-t-on dans une action, une période de la vie du personnage que pouf ! nous sommes déjà propulsés vers autre chose. C’était peut être un choix de l’auteur afin de dynamiser le roman mais pour le coup j’aurais préféré quelque chose de plus posé quitte à faire deux tomes. Davantage de lenteur aurait surtout permis d’approfondir davantage ce monde enchanteur et original. J’ai senti un réel potentiel, un univers riche mais j’ai aussi eu l’impression que l’auteure ne s’autorisait pas à prendre son temps pour détailler toutes les facettes de ses terres inconnues. 

Ce premier problème concernant la vitesse du roman en a amené un second à savoir que je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Alors que pour le coup il y avait de quoi ! Mais pendant tout le roman j’ai eu le sentiment de rester extérieure à l’histoire sans parvenir à me sentir impliquée.

Enfin, malgré ces deux points qui m’ont un peu freiné dans mon enthousiasme, je ne peux tout de même que saluer le talent indéniable de Judith Bouilloc. Mine de rien j’ai dévoré son roman et je me suis laissée emporter par sa plume délicate. 


En bref, Les maîtres du vent est un premier roman intelligent, bien écrit avec des personnages intrépides et courageux qui sauront vous faire voyager : dépaysement garanti !

Un passage : "Elle repoussa une mèche rousse qui lui voilait les yeux, laissant transparaître les taches de son qui constellaient ses joues blanches. Yann s'était demandé un jour, avec inquiètude, si les superbes cheveux de sa mère tomberaient à la façon des feuilles d'automne. Il faut dire qu'ils avaient la couleur exacte des érables de novembre. Au grand soulagement du petit garçon, sa mère passa les frimas sans devenir chauve."

430 pages
17,90€

16 juin 2017

Fleur de Neige, Lisa See

Dans la Chine du XIXe siècle, le destin de deux jeunes filles est lié à tout jamais. Fleur de Lis, fille de paysans, et Fleur de Neige, d'origine aristocratique, sont nées la même année, le même jour, à la même heure. Tous les signes concordent : elles seront laotong, âmes sœurs pour l'éternité. Les deux fillettes grandissent, mais si leur amour ne cesse de croître, la vie s'acharne à les séparer. Alors que la famille de Fleur de Neige tombe en disgrâce et que la jeune fille contracte le mariage le plus infamant qui soit, Fleur de Lis, par son union, acquiert reconnaissance et prospérité. L'amitié sacrée des deux femmes survivra-t-elle au fossé que le destin a creusé entre elles ?









Je ne remercierais jamais assez Lemon June de m’avoir fait découvrir ce petit bijou délicat. Si vous ne connaissez pas encore sa chaîne Youtube, foncez les amis ! 

En lisant ce livre je me suis soudain sentie envahie d’amour pour mes proches, pour ces personnes que j’aime profondément et que j’espère ne jamais décevoir : ce roman nous rappelle avec puissance que nos erreurs peuvent nous coûter très cher et que l’amour est bien plus important que nos petits intérêts égoïstes. 

Lisa See a un don de conteuse : elle laisse ses personnages s’exprimer, elle ne fait que retranscrire leurs messages, du moins c’est l’impression que j’ai eu. J’ai aimé suivre la vie de Fleur de Lys, me retrouver plonger dans la Chine du XIXè, découvrir ses traditions et ses rituels. Si je connaissais déjà la pratique consistant à bander les pieds des filles, j’ai été horrifié en en apprenant davantage sur cette tradition digne des plus grandes tortures et surtout bien pratique pour éviter que les femmes n’aient trop de liberté : lorsqu’on a des pieds de 7 cm de long, il en effet assez compliqué de s’enfuir.


En bref, Fleur de Neige est un roman doux amer comme je les aime, empreint de douceur et de nostalgie. C’est un roman qu’on lit pour se rappeler que le temps passe et qu’à l’heure de dresser un le bilan de nos vies seuls nos souvenirs les plus intenses resteront. Alors vivez pleinement et surtout, aimez. 

Un passage : "Aujourd'hui encore, après toutes ces années, j'ai de la peine en repensant aux sentiments que ma mère m'inspira ce jour-là. Je vis avec une clarté confondante que je ne comptais pas le moins du monde à ses yeux. J'étais son troisième enfant, une fille de surcroìt- c'est-à-dire sans valeur - et trop insignifiante pour qu'elle perde son temps à s'occuper de moi avant d'avoir la certitude que je passe le cap de mes jeunes années."

7€
312 pages

4 juin 2017

Grosse folie, Raphaële Frier

Elle
Mon souci à moi, c’est une masse de graisse. Presque vingt kilos de chair en trop, des pneus autour du ventre, des fesses qui débordent des chaises, des troncs à la place des jambes, des doigts comme des boudins apéritif, un visage rond comme la lune…
Lui
Ma mère, elle a déjà fait son deuil du fils idéal. Le « populaire », le beau gosse qui en impose, le sportif dynamique qui sent le gel douche quand il part au lycée. Le jeune qui sort en boîte et emballe les filles sans se poser de questions.



Tout d'abord je tiens à remercie les éditions Talents Haut pour cet envoi. 

Grosse folie c'est d'abord l'histoire de deux ados mal dans leur peau, mal dans leur corps et qui découvre un jour le pouvoir de l'amour. L'amour, le vrai, celui qui chamboule, celui qui fait douter de tout, celui qui transporte et qui émeut. Mais surtout l'amour qui permet de s'aimer soi-même à travers le regard de l'autre. L'Autre qui voit en nous ce qui nous paraît insensé, l'Autre qui s'émerveille de nos complexes. A vrai dire, dans ce roman je crois que j'ai été touché autant qu'eux par la puissance et la pureté de leur amour. Par ce manque de courage aussi, cette peur paralysante du regard des autres qui caractérise si bien les adolescents. 

Grosse folie m'a emporté dans un tourbillon d'émotions. C'est pour moi typiquement une période estivale : une plume fraîche et simple, des personnages réalistes et attachants. J'ai aimé pouvoir m'identifier à Chloé et Quentin et surtout les voir grandir et réaliser que l'amour est imprévisible.

En bref, Grosse folie est un livre à dévorer cet été, allongé sur le sable chaud, la mer en contre-bas et le soleil sur la peau.

Un passage : "Alors que Chloé, au contraire, je rêve qu'elle me les ouvre ses bras. Qu'elle m'offre ses épaules, ses seins comme des coussins sous ma tête, sa peau généreuse et douce. Je fonds quand j'y pense et je ne peux pas m'empêcher d'y penser justement. Je fonds littéralement.
Si mon frère l'apprend, il va me démolir. Et ma mère... alors là, je n'imagine même pas. Elle est capable de pleurer en me demandant ce qu'elle m'a fait pour mériter ça !"

160 pages
8€

18 mai 2017

Marquise, Joanne Richoux

Un excentrique milliardaire, qui se fait appeler Le Marquis, a fondé une société secrète : les Voluptueuses. La rumeur prétend qu’il a fait construire une réplique du château de Versailles, quelque part sur une île privée au large de l’Écosse, et qu’une centaine de privilégiés y mènent une vie de rêve.
Charlotte et Billy sont prêts à tout pour quitter leur sordide village natal – même à tenter l’impossible.
Ils ont de la chance, cette année : le Marquis organise un casting sauvage pour intégrer de nouveaux membres aux Voluptueuses. Huit jeunes artistes, dont eux, rejoindront finalement l’île paradisiaque où s’ébat la communauté. Mais la vie de château leur réserve bien des surprises…



Je remercie tout d'abord les éditions Sarbacane pour ce bel envoi.

A première vue ce roman avait tout pour me plaire : l'Ecosse, une ambiance so Louis XIV et une couverture superbe. Seulement, j'ai assez vite deviné un point crucial de l'intrigue ce qui a quelque peu gâché ma lecture. C'est vrai aussi qu'en découvrant les premières pages j'ai été assez surprise par les personnages résolument... modernes et contemporains. Je ne sais pas exactement à quoi je m'attendais mais clairement pas à ça. Je ne dirais pas que cela m'ait déplu mais je n'ai pas non plus été plus emballé que ça. C'est assez étrange à vrai dire : j'ai beaucoup aimé ma lecture, aucun doute là dessus mais je crois que j'en attendais trop et du coup, j'ai été un peu déçu, vous me suivez ? J'aurais aimé un univers un chouilla plus fouillé, peut être en rallongeant un peu le roman, notamment pour adoucir cette fin trop brusque à mon goût (mais vous commencez à savoir que j'ai un soucis avec les fins donc cette remarque n'est pas vraiment objective haha).

Autrement je dirais que les personnages m'ont bien plu bien que l'héroïne m'ait quelque peu chatouillé les nerfs avec son côté " élue-sauveuse de l'univers" (mais si vous voyez de quoi je veux parler). Sinon la diversité est là et on a droit à un panel de personnages hauts-en-couleur qui vous feront passer un excellent moment de lecture j'en suis sûre. 

En bref, Marquise est un roman vivant et bien ficelé qui a su me convaincre bien que la fin m'ait laissé sur ma faim.

Un passage : "Les histoires d’amour des filles de mon âge me paraissaient toutes identiques et foireuses : se heurter pour se toucher, souffrir pour s’aimer, se perdre pour se garder…"

15,50 €
232 pages

2 mai 2017

Moi après mois... Avril 2017


Rentrer en France // Après avoir loupé son avion // A cause d'un réveil qui n'a pas sonné // Se retrouver du coup allégée de quelques centaines d'euros // Réviser pour les concours d'école de commerce // Des résultats vraiment médiocres // Sauf pour le TOIEC // Ces trois mois anglais auront été utiles // Appréhender les réponses des écoles // Réponses en mai // Un anniversaire sous le signe de la lecture // Se rendre pour l'occasion à Bécherel, Cité du Livre // Prévoir un article sur ce magnifique village // Fouiner dans les multiples librairies // Etre ensevelie de cadeaux // Mon premier Funko Pop // Offert par ma petite soeur ♥︎ // Une magnifique journée // Retourner voir sa famille // Une soirée traditionnelle aux Sables d'Olonnes // Ne pas avoir envie plus que ça de retourner en Angleterre alors que tes amis Erasmus sont presque tous retournés chez eux // Mais être finalement heureuse de se promener dans sa jolie ville anglaise et son parc // S'ennuyer tout de même un peu // Regarder des séries à outrance // Vouloir se remettre à l'espagnol // Dévorer Jane the Virgin // Se rendre compte qu'on aime pas du tout écouter des séries en espagnol // Tomber sous le charme de Riverdale // Commencer Once Upon A Time // Et peut être au milieu de tout ça, réviser un peu...




28 avr. 2017

Week-end à 1000 - 28 au 30 avril 2017


Le week-end à 1000 est un challenge organisé par Lili Bouquine. L'idée est de lire 1000 pages le temps d'un week-end - vendredi soir à partir de 19h, jusqu'au dimanche à minuit. A savoir aussi que le week-end à 1000 est ouverts à tous. Il n'est absolument pas réservé aux blogueurs. 

Comme on ne peut pas dire que je sois submergée par le travail (bien qu'à ce rythme je vais bientôt l'être mais passons), j'ai décidé de me lancer ce gros challenge. Cela me motivera à sortir de Jane the Virgin et Riverdale et Gilmore Girls et  

Sans plus attendre je vous montre ma petite sélection de livres à lire durant ce week-end :





Fleur de Neige = 378 pages
Les Maîtres du vent = 430 pages
Saisis ta chance Bartholomew Neil = 378 pages 

Ce qui nous fait un total de 1186 pages. Je ne pense pas réussir à lire les trois livres et je ne le souhaite d'ailleurs pas car étant actuellement en Angleterre je n'aurais ensuite plus rien à lire jusqu'au 12 mai haha


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♥︎ Vendredi 22h30 - 0h30 ♥︎
J'ai commencé Fleur de neige et à l'heure où j'ai refermé le bouquin j'avais lu 100 pages

♥︎ Samedi ♥︎
Seulement 32 pages de plus de lues à 18h30... Je vais essayer de me rattraper ce soir ! 

♥︎ Dimanche ♥︎
J'ai fini Fleur de neige vers 22h30... Je n'ai donc lu que 378 pages sur 1000 mais à vrai dire je suis plutôt contente, j'ai réussi à lire un roman en un week-end ce qui ne m'arrive pas souvent haha

26 avr. 2017

Appuyer sur étoile, Sabrina Bensalah

Quelques saisons ? Quelques mois ? Avril ne sait pas combien de jours il reste à sa mémé avant "d'appuyer sur Etoile". Un jour, à l’hôpital, mémé lui expose son rêve : s'éteindre en haut d'une montagne. Assez près des étoiles pour les toucher. Projet fou ? Impossible ? Sauf qu'Avril a justement l'énergie qui déplace les montagnes... La mort gagnera sans doute, à la fin ; mais elle a affaire à deux sacrées combattantes.










Tout d'abord je remercie les éditions Sarbacane pour ce magnifique envoi.

Appuyer sur Etoile... un titre un peu mystérieux, n'est ce pas ? Ne vous inquiétez pas, vous en trouverez assez vite la signification... Et vous comprendrez alors que ce livre est bien plus profond que ce que sa couverture quelque peu enfantine et naïve ne pourrait le suggérer à première vue. 

Avril... D'habitude j'ai un peu de mal avec les héroïnes mais cette fille... Elle m'a prise aux tripes vraiment, avec ses cheveux aux couleurs changeantes, avec son humour décapant, avec ses punchlines et son discours so "body positif". Qu'est-ce que je l'ai aimé ! En fait, soyons clairs j'ai aimé tous les personnages de ce roman. Mais Avril avait ce petit grain de folie en plus vous voyez ? Ce petit grain de folie qui a rendu ce roman si unique et précieux à la fois. 

A vrai dire, en voyant que le roman était l'oeuvre de Sabrina Bensalah j'ai eu un peu peur car j'avais été assez déçu par son premier roman publié chez Sarbacane également : Vers le bleu. Je suis toutefois heureuse de pouvoir vous dire que je me suis définitivement réconciliée avec l'auteure et que je la remercie pour avoir réussi à me faire passer un merveilleux moment de lecture. Sa plume douce et franche m'a absolument enchantée et je vous garantis que si ses personnages étaient réels je lui aurai déjà demandé leurs numéros pour les rencontrer haha

En bref, Appuyer sur Etoile est un roman doudou dont on ressort avec des étoiles dans les yeux et des papillons dans le ventre.


Un passage : Un visage marqué, c’est bien plus qu’une question de beauté. Chaque ride est une ligne de vie. Vous voyez celle qui court le long de vos yeux ? C’est un sillon creusé par une larme de joie quand votre fils est né. Et celle-ci, cette ride un peu plus longue tout près de votre bouche ? C’est votre appétit de vivre.

15, 50 €
224 pages

15 avr. 2017

Harry Potter and the cursed child, J.K Rowling, J. Tiffany & J. Thorne


D'après une nouvelle histoire originale de J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne, la nouvelle pièce de théâtre de Jack Thorne, "Harry Potter et l'Enfant Maudit" est la huitième histoire de la saga Harry Potter et la première histoire de Harry Potter officiellement destinée à la scène. La première mondiale de la pièce aura lieu à Londres dans un théâtre du West End le 30 juillet 2016.


Être Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus. 




Croyez le ou non mais dans mon Université anglaise il y a une librairie. Oui oui vous avez bien lu (et même qu'ils vendent des Funko Pop et des mugs Harry Potter) (les anglais ont vraiment des bons côtés). Bref, vous imaginez bien que j'y passe des heures et je n'ai pas pu résister à l'idée de commander ce magnifique objet-livre en version originale ! 

Pour celles qui me connaissent bien (même très très bien) vous savez que je ne lis habituellement pas en VO (oui c'est très paradoxale d'aller faire un semestre en Angleterre mais de ne pas vouloir lire en VO... pour être honnête c'est de la pure flemme !). Enfin, toujours est-il que je me suis dit qu'une pièce de théâtre sur HP devrait me motiver suffisamment : simplicité + peu de textes = une lectrice flemmarde heureuse.

Je me suis donc vaillamment lancée à l'assaut de cette lecture et... j'ai mis environ un mois à le lire tout en m'interdisant de lire quoi que ce soit d'autre avant de l'avoir fini (sinon je l'aurai lâchement abandonné) ce qui explique mon maigre bilan du mois de mars. 
Malgré tout, après une grande vague de motivation j'ai enfin réussi à venir à bout de cette pièce qui m'a finalement laissé une impression vaguement amère.

Sans vous spolier je dirais que je n'ai pas accroché avec Albus dont les choix plus que douteux m'ont souvent laissé perplexe. Je n'ai pas non plus véritablement retrouvé le Harry Potter dont je me souvenais... Certes le temps fait évoluer les personnes mais là je l'ai juste trouvé fade et sombre. Par contre j'ai beaucoup aimé un personnage secondaire dont je tairais le nom mais pour ceux qui auraient déjà lu la pièce je pense que vous savez à qui je fais allusion ! Il est la petite lumière de cette histoire ! 

Au niveau de l'intrigue on ne peut pas dire non plus que j'ai été particulièrement satisfaite. Je pense qu'elle convenait parfaitement au format de pièce de théâtre qui impose beaucoup plus de contraintes qu'un récit romanesque, mais je ne peux pas m'empêcher de regretter qu'il n'y ai pas plus de détails, plus d'originalité... A vrai dire je suis certaine que j'aurais préféré voir la pièce plutôt que de la lire (mais apparemment tout est complet haha).

En bref, même si ma lecture a été plaisante et que je ne la regrette pas, j'ai davantage eu la sensation de lire une fanfiction qu'une réelle suite de cette sublime qu'est Harry Potter. Je vous conseille donc cette lecture si comme moi vous voulez vous lancer dans la lecture en VO et que vous êtes curieux, mais pour les plus mordus, n'ayez pas trop d'attentes ;) 

Un passage : “DUMBLEDORE: Harry, there is never a perfect answer in this messy, emotional world. Perfection is beyond the reach of humankind, beyond the reach of magic. In every shining moment of happiness is that drop of poison: the knowledge that pain will come again. Be honest to those you love, show your pain. To suffer is as human as to breathe.” 

9 avr. 2017

Moi après mois... Mars 2017



Courir après sa lettre de recommandation // Boucler les dossiers d'inscriptions aux écoles de commerce // Aller voir 50 nuances plus sombres // Mission accomplie pour ce film // Entre niaiserie extrême et scènes hot // Quand on y pense c'est un mélange assez étrange // Les examens qui arrivent // Deux oraux la même semaine à présenter // Pas évident de s'adapter aux exigences anglaises // Mais ça a été // Plus que trois et vacaaaances // La reprise du sport //  Parce que le régime anglais ne me profite pas du tout // Abdos intensifs // Visite d'une autre ville // Chester ou la petite ville anglaise à haut potentiel de mignonnitude // Tomber sous le charme de l'architecture moyenâgeuse // Acheter son premier Tsum Tsum au Disney Store // Un petit Winnie l'Ourson // Avoir hâte de rentrer en France pour découvrir tous les livres qui s'entassent dans sa boîte aux lettres // Des soirées anglaises qui tournent mal // Un petit restau aux airs d'été // Se dire que vraiment les anglais ne savent pas mettre du fromage dans leur Cheeseburger // Aller faire du trampoline // Avoir des courbatures comme pas possible le lendemain // Et s'entrainer encore et toujours pour les concours d'école de commerce...

31 mars 2017

Rien ni personne, Lorris Murail


La vieille dame semble avoir poussé comme un champignon, au milieu de la clairière. Quand Jeanne la trouve par hasard, elle ne réagit pas, semble égarée. Jeanne n’a que faire d’une mamie sauvage : elle s’apprête à l’abandonner à qui voudra…

… et cependant, contre toute attente, elle revient sur sa décision et l’emmène avec elle – pour un temps. La voilà dans la cabane où elle s’est établie, face à la mer, avec sur les bras cette vieille mutique qui ne lui appartient pas.
Jeanne a ses propres problèmes. En fuite, elle vise la lointaine Thaïlande, où elle espère exercer ses talents de boxeuse thaï. En effet, elle sait pouvoir encaisser les coups : son corps ne les sent pas. À l’intérieur, c’est une autre histoire.







Je remercie les éditions Sarbacane pour cet envoi !

Alors à première vue, comme ça, en regardant la couverture, on ne peut pas dire que ce roman avait de quoi me plaire !
Et pourtant, comme d'habitude j'ai fait confiance aux éditions Sarbacane et j'ai bien fait.

Jeanne est cette fille sauvage, cette fille du phare, cette fille bagarreuse et hargneuse à qui personne ne résiste. Pourquoi et comment est-elle devenue comme ça sont des questions lancinantes dont les réponses arrivent au compte-gouttes, à la manière dont Jeanne s'ouvre progressivement à la petite vieille rabougrie qu'elle a trouvé dans la forêt. Jeanne est cette huître, hirsute, blessée à l'extérieure mais qui dévoile ses trésors à qui sait l'ouvrir. 

Au fil du récit je me suis attachée à Jeanne, à la petite vieille, à ce couple mal assorti : la force brute et la fragilité incarnée, la colère en sourdine et la délicatesse affirmée...
Je ne sais pas trop comment, je ne sais pas trop pourquoi mais il y avait quelque chose dans ce livre qui m'a touché. Quelque chose d'universel, quelque chose de beau : lutter pour choisir son destin, lutter pour survivre. 

Si c'était la première fois que je lisais du Lorris Murail, j'avais déjà lu des romans de Marie-Aude Murail et c'est marrant de constater à quel point on retrouve cette même énergie, ce même brin de sauvagerie dans leurs plumes respectives.

En bref, Rien ni personne est un roman en parfaite cohérence avec la ligne éditoriale de la collection Exprim : poignant, décalé et à lire de toute urgence si vous avez besoin d'un petit coup de fouet !

Un passage : "Le regard délavé s'était figé, Jeanne crut y lire de la crainte, de la terreur peut être, une urgence aussi, comme si la vieille dame la suppliait d'achever, de livrer le fond de sa pensée"





224 pages
15,50 €

16 mars 2017

La Kube

Salut à tous ! 

Il y a quelques mois de ça j'ai été contacté par l'équipe de La Kube, box littéraire dont je vous ai déjà parlé dans cet article donnant un aperçu des box littéraires existantes sur le marché.
Et puis j'ai fait une vidéo unboxing pour vous montrer le contenu de ma jolie Kube. Et j'ai totalement oublié d'en faire un article. Je m'excuse donc auprès de l'équipe Kube, mes photos étaient pourtant prêtes mais que voulez-vous parfois ma mémoire est quelque peu défaillante. 

La voici donc devant vos yeux ébahis, la Kube Mesdames, Messieurs !


Mais que contenait-elle me direz-vous, vils impatients ? Ceci !




Alors, alors nous avons donc :
*Un joli marque-page qui s'ajoute à ma collection
*Un crayon de papier gravé au nom de La Kube
*Un carnet super original pour glisser des petits papiers avec notre ressenti sur un passage de notre lecture en cours
*Une belle carte postale
*Une nouvelle en plus (ça fait toujours plaisir de la lecture en plus)
*Un peu de thé (le cliché du lecteur et son thé n'en est pas un, j'aime vraiment le thé haha)
*Un dépliant super intéressant avec des renseignements diverses et variés sur l'actualité littéraire et la Kube
*Et enfin... le livre ! Je suis on ne peut plus heureuse de ce choix, à vrai dire j'avais failli craquer pour Red Rising à plusieurs reprises donc on peut dire que la libraire à vraiment parfaitement cerné mes attentes.

En conclusion je suis ravie de ma découverte et je suis certaine que je renouvellerais l'expérience. 
Si vous avez un cadeau à faire à une amie, un parent ou si vous voulez simplement vous faire plaisir un peu différemment, n'hésitez pas, la Kube est vraiment un choix sûr ! 

***
Sur ce je vous dis à très vite pour une nouvelle chronique ;)

11 mars 2017

89 mois, Caroline Michel


"J'ai trente-trois ans, ça y est. A quarante ans et des poussières, mon corps sera hors jeu. Il me reste donc sept grosses années pour faire un enfant, soit quatre-vingt-neuf mois. Un chiffre minuscule. A peine deux mille sept cents jours. Que peut-on faire en deux mille sept cents jours ? Rien. J'en ai déjà mis cinq à construire trois meubles Ikea."












Je remercie les éditions Préludes pour cet envoi.

Je ne sais pas trop pourquoi mais dès que j'ai lu ce résumé j'ai eu follement envie de découvrir ce roman. Mais vraiment quoi. Pourtant on ne peut pas dire que je sois très portée maternité, il faudrait déjà que je choisisse ce que je veux faire de ma vie avant de mettre un petit être braillard au monde. Enfin là n'est pas la question, cette Jeanne là, je l'ai senti tout de suite, le courant est passé entre nous et pendant toute ma lecture je n'avais qu'une envie : qu'elle soit heureuse et que ses ovules se réveillent (oui dit comme ça c'est chelou mais bon lisez ce livre vous me comprendrez).

Vous l'aurez compris dans ce livre on suit Jeanne qui a décidé que puisque le Prince Charmant ne daignait pas se manifester, son bébé elle allait l'avoir toute seule. Ce qui est marrant (et qui me fait dire que parfois quand même la vie est bien faite) c'est que, en parallèle de ma lecture, j'ai vu une émission de Mille et une vie sur le sujet (par ici pour celles ou ceux que ça intéresse). Et... en fait je ne sais pas, je crois que je ne m'étais jamais vraiment posée la question de savoir ce que je ferais dans le cas où je ne trouverais pas l'Homme, le bon, celui-ci qui me fait rire dès le matin (ça s'apparente à un miracle) et bref, voir que des femmes ont une telle envie d'avoir un enfant qu'elles sont prêtes à en avoir un toute seule... Ca ne me choque pas du tout en fait. C'est en découvrant l'émission que je me suis rendue compte que c'était tabou. Enfin, je pense que si quelqu'un est capable de passer par toutes ses épreuves pour faire naître un enfant, c'est qu'elle sera capable de l'élever au même titre que deux personnes qui font ça pour des raisons parfois beaucoup moins louables (et à qui on ne dit rien du tout).

Sinon, pour en revenir au livre en lui-même j'ai bien apprécié la plume de l'auteure, ni sublime ni banale, juste ce qu'il faut pour s'immiscer dans la tête de Jeanne et vibrer et espérer avec elle. 

En bref, une fois de plus je suis enchantée par les parutions des éditions Préludes ! 89 mois est un roman qui se lit tout seul, avec plaisir et une petite larme à l'oeil (de tendresse la larme) (oui oui c'est possible). 

Un passage : "Et ceux qui ont un père de merde, ils l'ont demandé, tu crois ? Et oui, c'est peut-être de l'égoïsme. Mais en couple aussi, il y a de l'égoïsme. Le désir d'enfant se confond parfois avec l'envie de prouver que le couple fonctionne. On fait ça parce que c'est la suite logique d'une histoire d'amour bien bâtie et on brandit le môme comme preuve qu'on tient la route."
288 pages
14,90 €

8 mars 2017

Time to choose - Mars 2017


Le Time to Choose est un rendez-vous initialement proposé par Galleane qui consiste chaque mois à choisir trois livres de sa PàL et d'en lire au moins un.

• Ma sélection de Février 



• Ma sélection de Mars  



Le mois dernier je m'étais fixée comme challenge personnel de finir les trois livres de la sélection... A vrai dire je suis plutôt contente car j'ai fini 89 mois et Rien ni personne et j'ai bien avancé dans le dernier Harry Potter (je le lis en anglais du coup je suis très lente haha). Pour le mois de mars clairement je n'arriverais pas à lire ces trois romans je suis beaucoup trop occupée et si je me lance dans le Goût du bonheur vu son épaisseur clairement je ne lirais que ça haha Enfin je pense plutôt entamer La meilleure d'entre nous dès que j'aurais fini HP (on ne fait pas attendre les SP ^^).
Bref trêve de bavardages, je m'en vais étudier ! 

***

Et vous, que voulez-vous lire ce mois-ci ? Connaissez-vous ces romans ? 

5 mars 2017

Le garçon qui courait, François-Guillaume Lorrain







 Août 1936 : un jeune athlète vient de remporter le marathon aux J.O. de Berlin ; et pourtant, il semble bien triste sur le podium. Il cache son maillot japonais. Car Kiteï Son, alias Sohn Kee-Chung, vient de Corée, pays annexé par le Japon, et il a dû courir sous les couleurs de l’ennemi.





Je remercie les éditions Sarbacane pour ce superbe envoi.

Lorsqu'on m'a proposé ce livre j'ai accepté sans la moindre hésitation ayant étudié la situation de la Corée il y a peu. Coïncidence ou pas l'histoire de la Corée me passionne : comme beaucoup je suis à la fois horrifiée et fascinée par la Corée du Nord. Et on ne peut pas dire que la Corée du Sud soit en reste au niveau des différences culturelles. Bref, un roman sur ce pays ne pouvait que m'intéresser d'autant plus qu'il apporte un éclairage original sur la Seconde Guerre Mondiale. Si vous connaissez des romans portant sur la Corée n'hésitez pas, je suis très preneuse. 

Dans ce roman on découvre Kiteï Son qui vit dans une Corée alanguie sous le poids de l'occupation ennemie. Les humiliations, les brimades, le vol, tout est fait par les japonais pour appuyer leur domination, pour écraser ces Coréens qu'ils considèrent comme une "race" inférieure. C'est dans ce contexte et à la suite d'un évènement qui changera le cours de sa vie que ce jeune garçon découvre qu'il aime courir.

L'auteur a un style agréable à lire, sans artifices, à l'image de son héros. Il nous entraîne à la découverte de l'histoire d'un homme hors du commun, au parcours tumultueux et incroyable. J'ai été frappé par la bravoure et le sang-froid dont Kiteï Son a fait preuve. Je suis tellement admirative de ces personnes apparemment comme les autres mais qui accomplissent de tels prodiges par la seule force de leur volonté (moi j'ai déjà du mal à me lever le matin faut pas me demander de courir un marathon haha).

En bref, Le garçon qui courait est un beau roman qui montre que si le corps peut être brisé par l'ennemi, la force de l'esprit, elle, est invincible. Je vous recommande chaudement cette lecture que vous soyez un amoureux de l'histoire Coréenne ou que vous ayez simplement envie de découvrir l'histoire extraordinaire d'un Coréen qui n'a jamais cessé de croire en la résurrection de son pays adoré. 

Un passage : "Tu sais qu'ici, à Berlin, règne un Allemand qui est l'ami des Japonais. Il voudra que ses amis l'emportent. Va lui montrer de quoi sont capables les ennemis de ses amis. Va lui montrer que nous sommes plus forts que ceux qui se prétendent nos maîtres..." 

288 pages
15,50€