Proxima du Centaure, Claire Castillon



« Je l’appelle Apothéose parce qu’il n’y a aucun prénom logique à lui mettre sur le visage. Je la klaxonnerai avec ma tête jusqu’à ce qu’elle se retourne. Un jour, elle me dira son vrai prénom, à l’oreille, elle le prononcera avec le souffle. Son souffle réveillerait un mort. En attendant, de là où je me trouve, je kiffe à fond dès que je pense à elle. »


Tous les matins, Wilco regarde Apothéose passer sous sa fenêtre. Jusqu’à ce qu’un jour, il se penche tellement qu’il tombe.










Comme vous le savez peut être j’ai eu la chance de travailler pendant 6 mois à Flammarion Jeunesse et j’ai donc eu à ma disposition toutes leurs parutions possibles et imaginables (oui oui c’est quand même plutôt génial). 

Tout ça pour dire qu’à force d’entendre mes collègues vanter les mérites de Proxima, je ne pouvais que me laisser tenter ! 

Il me semble important de signaler que je l’ai lu à un moment de ma vie très triste. Je vous le dis parce que je tiens à souligner le fait que Proxima n’est pas un livre larmoyant  ou déprimant. Il est triste oui. Mais c’est tout. 

Wilco est tombé de la fenêtre de sa chambre... S’ensuit un voyage au fil de ses pensées, des conversations qu’il entend, de ce qu’on lui raconte.  On ne voit que par son prisme mais il est si large et si onirique que ne se sent pas étouffé mais plutôt emporté par un grand souffle d’émotions. Proxima est roman unique en son genre, porté par la plume délicate et sensible de Claire Castillon. 

Je ne connaissais pas cette autrice mais je suis reconnaissante d’avoir pu la découvrir. Elle a su créer un monde parallèle dans la réalité, un monde où même la souffrance nous échappe, un monde doux et fou, peuplé de mirages... Pour ça, chapeau. 

En bref, un roman magnifique et qui brille d’une rare intensité. 

Un passage : "J'ai vu que ma mère avait ses yeux des années 80, ses yeux disco qui dansent quand mes parents organisent une soirée et qu'elle s'occupe de la playlist, ses yeux désespérément gais qui attendent Richard Cocciante pour se fermer sur l'épaule de mon père. C'est son paradoxe, la musique pourrie. Et celui de mon père, d'aimer le paradoxe de ma mère alors qu'il porte d'ordinaire un regard plus que critique sur les textes qui ne sont ni de Renaud ni de Le Forestier."

13 €
223 pages

3 commentaires:

  1. Je garde un bon souvenir de ce roman.

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  2. [La chance, de pouvoir embarquer/lire toutes les parutions d'une ME qui font envie ♥_♥ Bon, j'imagine que ce n'est pas non plus de tout repos comme travail ! ^_^]
    Il a beaucoup fait parler de lui lors de sa sortie, mais j'y ai prêté peu d'attention... tu me donnes envie de me pencher sur son cas ! :)

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  3. Je l'avais énormément vu passer mais je n'arrive pas vraiment à savoir si j'ai réellement envie de le lire ou c'est juste parce que les autres en parle...

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Merci pour votre petit mot ♥