Marque-page #38



Voici le nouveau marque-page de la semaine ! Aujourd'hui c'est un spécial Halloween !
J'espère qu'il vous plaira. Dites moi ce que vous en pensez !
A très vite et Happy Halloween ♥


Phobos, Victor Dixen

Quatrième de couverture :
Six prétendantes. Six prétendants. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s'aimer.

Ils veulent marquer l'Histoire avec un grand H.
Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d'un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l'émission de speed-dating la plus folle de l'Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.

Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l'une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l'amour. Elle a signé pour un aller sans retour...

Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.




Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont et tout particulièrement la Collection R pour l’envoi de ce roman ainsi que Livraddict pour leur organisation.

Lorsque j’ai vu ce roman c’est simple, j’ai su qu’il me le FALLAIT et qu’il serait un coup de coeur. Oui oui comme ça, direct, d’un coup bim, le coup de foudre. Alors autant vous dire que j’ai été ravie (doux euphémisme… en réalité j’ai hurlé de joie et prévenu tout le quartier) qu’il soit proposé aux partenariats par Livraddict. Après avoir rafraichit la page environ 550 fois, j’ai enfin pu poser ma candidature et, ô joie, j’ai été sélectionné. 

Bon. Avant tout je dois vous prévenir que ce livre nuit gravement à la vie sociale. Mais aussi aux études et au sommeil. Vous voilà avertis. Pour être plus explicite, je n’ai pas lâché ce livre jusqu’à ce que je l’ai fini (sauf peut être pour aller en cours… et encore. J’ai même été jusqu’à me lever plus tôt pour lire, chose totalement invraisemblable croyez-moi). 

Bref, je crois que je pourrais presque arrêter ma chronique ici parce que vous devez avoir saisi l’essentiel : j’ai a-do-ré ce roman. Mais cela ne ferait pas très sérieux, aussi je vais essayez de vous démontrer de manière objective pourquoi vous devez vous ruer chez le libraire le plus proche pour acheter Phobos.

Tout d’abord, first point : la forme. Rien que là on sent bien chez M. Dixen un sens inné du suspens, je dirais même presque un sens inné de la torture mais j’exagèrerais un peu. L’auteur a en effet réussi, par un habile jeu de changement de narration, à engendrer un suspens absolument divin, transformant son roman en un véritable page-turner. Il a réussi à instaurer chez son lecteur la même impatience qu’un spectateur peut ressentir devant une émission de télé-réalité qui ne passe qu’une fois par semaine à la télé (oui je suis une grande fan de Koh-Lanta, j’avoue tout).
Ensuite j’ai trouvé que prendre la télé-réalité comme thème était simplement une excellente idée. J’avoue que j’appréhendais un peu ce point là, ayant été totalement déçue par la Sélection de Kierra Cass qui ne traite, à mon sens, pas du tout de la télé-réalité. Mais c’est que Mme Cass (je m’excuse pour les fans) n’a pas une once du talent de M. Dixen. Lui a réussi a faire de la télé-réalité un des thèmes principal de son roman et ce, d’une façon magistralement aboutie. 

Et puis, le plus important sans doute : le contenu ! Je pourrais vous parler pendant des heures et des heures de mon adoration totale pour Léonor (qui porte un prénom que j’adore et qui en plus est ROUSSE non mais what c’est juste l’héroïne parfaite Ö). Je pourrais aussi vous parler de chacun des personnages qui l’entoure tant ils sont tous intéressants, tous parfaitement approfondis et travaillés, tant ils m’intriguent tous autant qu’ils sont (mention spéciale pour Serena McBee). 
Et je pourrais aussi vous parler du travail de recherche extrêmement sérieux et minutieux qu’a mené Victor Dixen sur Mars, pour aboutir à un roman d’une richesse incroyable et tout simplement passionnant ! 

Mais je vais m’arrêter là de peur de vous faire fuir mes petits lecteurs adorés (j’ai l’impression que je pourrais faire une thèse sur ce roman) ! Je m’étais promis de ne pas trop m’extasier sur Phobos pour vous laissez le droit de ne pas le lire, mais j’ai le sentiment que c’est raté. Alors lisez-le huhu


En bref, vous l’aurez compris, je suis totalement sous le charme de Victor Dixen, Phobos a été un véritable coup de coeur et j’ai vraiment hâte d’avoir la suite entre les mains ! (et mon petit doigt m’a dit que ce second tome ne sera pas le dernier…)

Un passage : "Il n'y a que la mort qui soit simple, et éternelle. Parce que tu vois, la vie, c'est compliqué, et c'est terriblement court. On a l'impression qu'on a tout le temps devant soi, mais en réalité c'est comme une séance de speed-dating : à peine entré dans la bulle, c'est déjà le moment de dégager."

433 pages
17,90 €

La fille de la ville, Boris Lanneau

Quatrième de couverture :
Cinq potes à la vie à la mort,
Cinq gars de la campagne :
C’est « L’Équipe ».

Il y a Attila, le chef ;
Dolby, le petit gros ;
Dudu, qui conduit la 2-chevaux.
Le quatrième, fou et fouteux, c’est Jmemba.
Et le dernier, Rouge-Gorge, le poète.

Cinq gars de la campagne, avec une 2-chevaux
et des rêves de « fille de la ville » – cette
fille incroyable qui les a tous éblouis
l’été dernier. Il paraît qu’elle revient.

Elle revient !


Je remercie les éditions Sarbacane pour l’envoi de ce roman. 

Tout d’abord je vais parler du style de l’auteur. Oui comme ça, cash, direct, sans préambule.  Mais il me semble important d’aborder ce point en premier, de vous donner mon avis sur ce fameux style qui a apparemment pas mal déplu sur la blogo. Alors oui, si la façon d’écrire de l’auteur est tout sauf conventionnel je ne dirais pas que cela m’a heurté. Je préfèrerais toujours un écrivain qui impose sa façon d’écrire de façon claire, nette et précise à un écrivain hésitant, reprenant certains clichés dans ses tournures de phrases et sans personnalité. Voilà. Certes si vous détestez le style très « parlé » dans les romans celui-ci ne sera pas pour vous. Mais si comme moi cela ne vous dérange pas du moment que l’auteur si tient avec rigueur et que ça reste agréable à lire… Et bien allez-y !

Mais venons en aux faits si vous voulez bien les amis. Je ne peux pas dire que j’ai a-do-ré ce roman. Mais j’ai passé un bon moment. J’ai apprécié de suivre les aventures de ces cinq potes, tous un peu amoureux de cette jolie fille de la ville, prêts à tout pour la séduire alors qu’elle n’est même pas encore là ! Ils sont tous les cinq très attachants, chacun avec sa personnalité pour que n’importe quel lecteur puisse se retrouver dans au moins l’un d’entre eux. Vraiment j’ai bien aimé ce roman. Mais je n’ai pas eu cette petite étincelle, ce petit déclic qui fait que l’histoire vous trotte dans la tête en permanence, qu’à chaque moment de pause vous vous ruez sur votre livre comme si votre vie en dépendait. Non, La fille de la ville m’a convaincu parce que c’est un chouette roman mais c’est tout.  
Ce qui m’a peut être manqué c’est un peu plus de rythme, un peu plus d’action, de suspens. Si vous cherchez un roman à multiples rebondissements je ne crois pas qu’il vous plaira. Mais si vous avez envie d’une histoire joyeuse, d’une histoire d’amitié, de jeunesse, de garçons, de campagne et pleine d’amour et de vie alors n’hésitez pas, La fille de la ville vous fera passer un excellent moment !


En bref, La fille de la ville est une jolie histoire d’amitié, que j’ai bien apprécié et que je vous conseille :)

Un passage : "Sur le pont, le camion passe, majestueux et magique, orange comme un soleil couchant, traverse la rivière, s'en va cramer la route plus loin, là-bas, peut être vers l'Espagne, aucun feu ne pourra l'arrêter. Dans ces moments-là, Dolby est un autre. Fort, tout d'un coup, à renifler les gaz comme si son nez effleurait le cou d'une fille."

15,50 €
293 pages

Dysfonctionnelle, Axl Cendres

Quatrième de couverture :
Fidèle, jeune adolescente, grandit, entourée de ses six frères et soeurs, dans une famille dysfonctionnelle : son père enchaîne les allers-retours en prison, sa mère est à l'asile. Dotée d'une "intelligence précoce", elle s'intègre à un lycée des beaux quartiers où les élèves la regardent comme un alien. Mais c'est là que l'attend l'amour, le vrai, celui qui transforme, celui qui sauve...








Dysfonctionnelle… Un titre énigmatique pour un livre hors du commun. 
Dysfonctionnelle, ou l’histoire d’une famille pas fonctionnelle, d’une famille pas normale. Pendant que la mère fait des séjours à l’asile et le père visite les prisons. Entourée de ses 6 frères et soeurs, Fifi alias Fidèle, jeune surdouée au look de garçon manquée, vit au-dessus du bar de son père. Entre rires et larmes elle s’en sort plutôt cahin-caha. Et puis, un jour elle fait une rencontre qui va changer sa vie à jamais.

J’avoue avoir beaucoup de difficultés à parler de ce roman. J’ai l’impression de n’avoir rien à dire dessus. Non pas parce que je ne l’ai pas aimé (bien au contraire), mais parce que j’ai  en quelque sorte vécu ce livre. C’est très étrange, je n’avais jamais ressenti ça. C’est comme si j’avais tellement été plongée dans l’histoire que toutes les émotions que j’ai ressenti au cours de ma lecture sont restées enfermées dans le livre une fois la dernière page tournée. 
Enfin bref, je dois paraître totalement bizarre, excusez-moi ! 

Vous l’aurez sans doute compris, mais j’ai beaucoup aimé ma lecture. L’auteur a une plume excessivement prenante, très fluide, on se laisse emporter sans effort dans son récit. Récit pour le moins original, il faut le dire. Original mais aussi très réaliste. Axl Cendres aborde notamment la réalité des différences entre les catégories sociales d’une façon très intéressante. En y réfléchissant on pourrait trouver qu’elle amasse les clichés mais pas du tout. Au contraire, il suffit de passer devant un bar PMU pour reconnaître quelqu’uns des protagonistes du roman ! 

En parlant des personnages, je dois avouer que j’ai énormément apprécié Fifi. Elle ne me ressemble absolument pas mais j’ai réussi à me mettre à sa place tout au long du roman, preuve s’il en faut, du talent de l’auteur !

En bref, Dysfonctionnelle est un roman qui vous fera voyager le temps de quelques heures, qui vous fera quitter votre petit monde pour en découvrir un où la vie paraît plus colorée, plus âpre mais aussi, tellement mouvementée ! J’ai été ravie de ma lecture, encore une fois la collection Exprim a réussi à m’enchanter. Pour finir je ne dirais qu’une chose : Dysfonctionnelle n’est pas un roman que vous pouvez lire mais que vous devez lire !

Un passage : "-Demain, y’a des chances pour que les aut’ gamins se moquent de toi…
-Et pourquoi ça ? j’ai demandé en croisant les bras, pour mimer mon père quand il entendait quelque chose qui lui plaisait pas. Moi qui croyais être la personne la plus cool de l’univers, je voyais pas pourquoi on se moquerait de moi.
Mon oncle n’osait pas me répondre : « Parce que t’es une petite grosse en perfecto qui s’appelle Fifi », alors il a dilué :
-Pace’que t’es di-ffé-rente.
Je restais perplexe, il a continué :
-Ça veut dire que les autres ne sont pas comme toi, mais ils sont simplement plus nombreux. Pigé ?"

15,5 € 
288 pages