27 juin 2013

Le mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti

Quatrième de couverture :
Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment.
Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie.
Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante.
C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

Impressions :
Ce livre me faisait de l'oeil depuis un bout de temps, c'est donc tout naturellement qu'il a rejoint ma bibliothèque après une rafle à la fnac.
Comme l'indique la quatrième de couverture ce roman n'est absolument pas triste ni même glauque comme pourrait le laisser présager le titre. En effet, même si je n'ai pas ri aux éclats, j'ai beaucoup souri intérieurement (mais si vous me comprenez u.u) des plaisanteries des personnages certes mais aussi de l'ironie, de la dérision dont ils font preuve envers eux-mêmes.
Ce qui est génial dans ce livre c'est que les héros n'en sont pas. Désirée et Benny sont compliqués, égoïstes, passionnés, égocentriques, touchants voir carrément émouvants ; ils sont humains tout simplement et cela les rend extrêmement attachants.
L'écriture est légère, sans accrocs, les lignes défilent qu'on s'en rende compte.
A bien y réfléchir il ne se passe pas grand chose dans ce court roman : amateur de rebondissements, suspens & co en overdose passez votre chemin ! L'auteur nous entraîne si bien dans le quotidien et les pensées de ses personnages qu'un rien nous passionne. Les personnages secondaires complètent également très bien l'histoire en l'enrichissant.
De plus le contexte m'intéressait, j'ai cru comprendre que le récit se passe en Suède, pays Nordique que j'aimerai beaucoup visiter ! J'étais aussi curieuse de savoir comment l'auteur allait traiter le sujet du choc des cultures. Je n'ai pas été déçu, bien au contraire.
Je pensais que le roman n'avait pas de suite et j'ai été détrompé bien heureusement, sinon je vous aurai dit que j'étais restée sur ma faim !
Bref, Le mec de la tome d'à côté se lit et bien même s'il a un petit goût de fin d'été ;)
 
 
Passage : "Aujourd'hui, il s'est passé une chose totalement imprévue. Il faisait un temps d'automne froid et limpide, et à midi j'ai fait mon petit tour au cimetière. Le Forestier était là sur le banc, il m'a reluquée d'un air morose, comme si je lui faisais subir une violation de domicile dans son cimetière personnel. Il avait déjà dû accomplir ses gestes d'horticulteur, parce que ses mains étaient pleines de terre. Je me demande pourquoi il n'a que trois doigts."
 
Autre :
Edition Babel
254 pages
7,70 €
La suite est sortie Le Caveau de famille ici pour le voir. 
 
Ce livre participe au challenge
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(1/5)

1 commentaire:

  1. Moi aussi je fais de l'oeil à ce livre depuis longtemps. Depuis peu, il a rejoins ma PAL numérique dans ma liseuse, et je crois qu'il est enfin temps pour moi de le lire ^^ Merci de me l'avoir rappelé avec cette chronique ♥

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