27 juin 2013

Tom Petit homme Tout petit homme Tom, Barbara Constantine

Impressions : Quatrième de couverture :
Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobile home
avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l'a eu à treize ans
et demi). Comme Joss adore faire la fête et partir
en week-end avec ses copains, Tom se retrouve
souvent seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger,
 il va chaparder dans les potagers voisins... Mais comme
il a peur de se faire prendre et d'être envoyé à la  Ddass
 (sa mère lui a dit que ça pouvait arriver et qu'elle
 ne pourrait rien faire pourle récupérer), il fait très attention.
Un soir, en cherchant un  nouveau jardin où faire
ses courses, il tombe sur Madeleine  
(quatre-vingt-treize ans), allongée au milieu
de ses choux, en larmes parce qu’elle n’arrive
pas à se relever. Elle serait certainement morte,
la pauvre  vieille, si le petit Tom n'était pas passé par là...
Ce qui m'a d'abord frappé avec ce livre ? Sans doute son titre : un peu imprononçable au début mais qui, finalement, se révèle assez marrant à prononcer (essayez vous verrez !).
Bref, Tom donc, petit garçon de onze ans est ... un voleur. Un voleur scrupuleux certes, mais un voleur tout de même, ce qui ne rend pas sa vie forcément très facile. Sa mère Josse ne la lui facilite pas vraiment non plus : elle n'a aucune patience et a par conséquent beaucoup de mal a contenir sa colère, sort avec ses amies jusqu'à pas d'heure et interdit à son fils de l'appeler "maman". J'avoue qu'au début du roman je ne l'aimais pas beaucoup mais au fur et à mesure on apprend à la connaître et puis, il faut dire aussi, qu'elle fait des efforts Joss !  Enfin pour en revenir à Tom, je dirais que c'est un petit homme bourré de qualité dont la principale est sans doute la gentillesse. C'est d'ailleurs de cette qualité que découle toute l'intrigue (ou plutôt les intrigues).
C'est par cette qualité qu'il rencontre Madeleine, petite vieille vivace et qu'il devient l'attraction préféré de deux anglais (excellents au passage). J'ai bien aimé Samy, aussi, ancien prisonnier reconverti en conducteur de corbillard et assez pathétique dans son genre gros-dur/sensible.
Je pense que le fond du roman n'était peut être pas des plus original mais que le roman en lui-même était plein de références originales : les personnages, les animaux (la poule, le chien et le chat de la vieille ... ) mais aussi la façon d'écrire de Barbara Constantine. Elle écrit de façon très simple, succincte, dénuée de toutes fantaisies inutiles mais pas de poésie (la poésie n'est pas une fantaisie inutile !). Pour finir je dirai que l'auteure donne au livre une atmosphère spéciale, unique et très chaleureuse.
Voila, n'hésitez pas à le lire, de toute façon il est court alors si vraiment vous le detestiez (ce dont je doute beaucoup) vous ne perdrez pas trop de temps ;)

Passage : "Après le dîner, Tom retourne chez les voisins. Il se planque sous leurs fenêtres. Il aime bien les écouter. Ils sont un peu spéciaux. Entre eux, ils se disent "vous". Et ils se parlent toujours très poliment, même quand ils sont énervés. En plus, le mari a un accent anglais plutôt rigolo."

Autres :
Edition Le Livre de Poche
210 pages
5,70 €
 
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